[REVUE DE PRESSE] Hydrofluorocarbures, fromage et Savannasaurus elliottorum dans l’actu en octobre

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L’hiver pointe le bout de son nez, et ses soirées gourmandes avec. Attention à bien choisir des copains au gros pallidum ventral… Et à ne pas plonger le fromage trop longtemps les abysses glaciales du réfrigérateur, sinon vous risqueriez de finir comme le Savannasaurus elliottorum… On décortique l’actu scientifique du mois d’octobre au Labo.

Tous les mois, retrouvez les principales infos scientifiques dans la revue de presse du Labo. 

Au Rwanda, coup de projecteur sur les hydrofluorocarbures, un des pires gaz à effet de serre

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Les hydrofluorocarbures sont présents dans nos réfrigérateurs et nos climatiseurs depuis la fin des années 90. Ils ont remplacé à l’époque les chlorofluorocarbures, principaux responsables de la destruction de la couche d’ozone qui nous protège des rayons ultraviolets du soleil.

Problème : « en moyenne, une seule de ces molécules a un effet 3000 fois plus important qu’une molécule de dioxyde de carbone », comme le note le Figaro. Pour autant, son utilisation augmente de 10 à 15% par an, selon l’Oak Ridge National Laboratory du Department of Energy.

Dans ce cadre, près de 200 pays se sont réunis au Rwanda ont approuvé le 14 octobre dernier un accord de réduction des gaz hydrofluorocarbures.

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2014 UZ224, la 6è planète naine du système solaire ?

2014 UZ224 n’est pas le numéro d’une plaque d’immatriculation, mais le nom le plus simple qu’ait trouvé l’astrophysicien David Gerdes pour qualifier cet objet céleste, mi-octobre.

530 kilomètres de diamètre, situé à 13,7 milliards de kilomètres du Soleil et au trajet orbital encore inconnu, 2014 UZ224 pourrait être la nouvelle planète naine de notre système solaire (d’après les images du Dark Energy Survey).

Reste aux scientifiques de prouver que sa masse et sa taille sont suffisamment importantes pour la qualifier comme telle. A l’inverse, sa gravité ne l’emporterait pas sur les forces de cohésion du corps solide et ne la maintiendrait pas en équilibre hydrostatique.

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ExoMars : « tout s’est bien déroulé… Jusqu’à un certain point »

© Exomars - CNES

© Exomars – CNES

Lancé depuis la Terre le 14 mars 2016, l’orbiteur TGO a libéré dimanche 16 octobre 2016 son « amarsisseur », baptisé Schiaparelli. Sa descente devait duré trois jours mais ne s’est pas totalement passée comme prévue.

« Tout s’est bien déroulé… Jusqu’à un certain point », ont indiqué les représentants de l’Agence spatiale européenne (Esa), lors d’une conférence de presse. Schiaparelli se serait crashé sur Mars. Revivre le crash, minute par minute.

Pas de panique, une partie de la mission est tout de même accomplie. « Nous avons récolté toutes les informations des capteurs de Schiaparelli, mais nous avons besoin de temps pour les analyser et comprendre exactement ce qu’il s’est passé ».

L’avis nantais : Nicolas Mangold est directeur de recherche au Laboratoire de Planétologie et Géodynamique de Nantes, spécialiste de Mars.

Une interview réalisée par Vassili Moreau-Miossec.

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Le Savannasaurus elliottorum, une nouvelle espèce de dinosaures

Les premiers fragments d’os découverts dans le Queensland, en Australie, datent de 2005. Il aura fallu plus de 10 ans à David Elliot, paléontologue australien, pour les nettoyer des incrustations de roche sédimentaire et reconstituer le squelette.

Résultat de la découverte : un dinosaure herbivore qui mesurait au moins 14m de long, inconnu jusqu’à présent. Il a été surnommé Savannasaurus elliottorum.

Ce serait un sauropode, un des plus grands animaux qui ait parcouru la surface de la Terre. Sa race ne semble avoir existé qu’en Australie, ce qui remet en cause l’origine et la date supposée de l’arrivée des dinosaures dans cette partie du monde.

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« – Une raclette ce soir ? – Non, j’ai le pallidum ventral désactivé… »

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© Benjamin Jopen

A quelques semaines de l’hiver, des chercheurs du Centre de recherche en neuroscience de Lyon (CNRS/Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1/Université Jean Monnet) et du laboratoire Neuroscience Paris Seine (CNRS/Inserm/UPMC) se sont intéressés au fromage, et à son appréciation. Dans leur panel, la substance lactosée constitue l’une des plus grandes aversions : 6% des personnes interrogées détestent l’aliment.

Il semblerait que ce ne soit pas juste dû à leur goût. L’étude, publiée le 17 octobre, prouve que la structure neuronale liée à la faim était inactive chez ces personnes là. Le pallidum ventral était en revanche actif chez les personnes appréciant le lactose fermenté. Une explication chimique serait à l’origine de quelques désaccords gustatifs !

Le circuit de la récompense serait lui aussi impliqué dans une aversion (ou une adoration…) d’un aliment : « il semble donc que ces structures classiquement impliquées dans le traitement de la récompense, sont aussi sollicitées en réponse à un stimulus aversif ».

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Une revue de presse concoctée par Vassili Moreau-Miossec et Cathy Dogon.