Visite bien méritée du VLT, le Very Large Telescope

expédition atacama le labo des savoirs

15 avril 2017

Ce matin, nous nous réveillons sous un splendide lever de soleil. Au menu du petit déjeuner : chocolat au lait en brique, fruits en conserve et des « tritons », les « oréos » chiliens pour les plus gourmands.

En panne au milieu du désert

Aujourd’hui, visite du VLT, le Very Large Telescope, au programme. Nous prenons la route en direction du Cerro Paranal vers 10h30 pour être à l’heure à la visite de 12h où nous sommes attendus. Sur la route, nous avons rejoins François Colas et son équipe, astronomes qui travaillent à l’observatoire de Paris. Mais à seulement 30 minutes du VLT, BADABOUM ! La boîte de vitesse du pick-up de Jonathan nous lâche en plein milieu du désert, sur le bord de la route, où il n’y a pas de réseau pour le téléphone… (*******). Un 4X4 se dirige alors vers une zone où il y a du réseau, avec à bord Luc, Philippe, Brigitte et Maïa, traductrice dans cette situation de crise (mais aussi pendant le reste du voyage ^^). Cette dernière passe 2h au téléphone à essayer de trouver une dépanneuse en ce WE férié de pâques. Pendant ce temps là, le reste du groupe reste sur place à surveiller la voiture en panne. Certains tuent le temps en écrivant dans leur carnet de voyage. D’autres, écoutent de la musique. Mais après des heures d’attentes sans nouvelles en plein cagnard, Jim prend l’initiative d’emmener Charlotte, Mathis et Stan chercher des météorites aux alentours. 3 heures après le problème technique, nous repartons à seulement deux voitures vers le VLT, laissant Phillipe et Luc attendre la dépanneuse.

Devenir astronome,  » l’impression de toucher notre rêve du bout des doigts »

Nous arrivons en haut de la montagne où se trouve l’observatoire. Nous sommes tous ébahis par la beauté du paysage qui nous entoure. La montagne surplombe les nuages, les rayons du soleil mettent en valeur l’immensité des bâtiments de l’ESO (European Southern Observatory). Nous rentrons dans l’un d’eux. Un guide chilien nous fait une présentation en anglais du fonctionnement d’un télescope. Après nous avoir décrit la monture de celui-ci, nous montons sur la plateforme supérieure pour observer plus en détail le grand miroir de 8 m de diamètre, 10 cm d’épaisseur et une masse avoisinant les 30 tonnes. Ce dernier est déformable grâce à 150 « poussoirs » qui agissent entre 200 et 300 fois par seconde afin d’obtenir une image d’une résolution optimale.
En sortant, nous assistons à la rotation d’un des bâtiments. A ce moment là, nous nous sentons vraiment minuscules. Un astronome français nous fait par la suite visiter les postes de contrôles privés tout en nous expliquant certains phénomènes physiques comme par exemple l’effet Dopler-Fiszeau. La plupart voulant faire de l’astronomie leur métier, nous avons l’impression de toucher notre rêve du bout des doigts.

Une fois la visite terminée, nous partons en direction de Taltal, petit village typique bordant l’océan Pacifique. Sur la plage, au couché du soleil, nous prenons un moment pour nous à danser, prendre des photos, s’amuser. Deux phoques nageaient dans l’eau près de nous. Plus tard, Laurent le caméraman américain nous dira qu’il avait tout fait pour que nous arrêtions de crier « Phoques » qui phonétiquement a une autre signification en anglais ^^. Nous mangeons dans un restaurant typique des « completos », c’est à dire du pain garnit de tomates, avocats et saucisse.

La nuit tombée, nous reprenons la route vers Antofagasta où se trouvent Luc et Philippe, et nous plantons nos tentes rapidement sur le bord de la route. Demain, direction San Pedro de Atacama.