Sondage = opinion publique ? Les biais des enquêtes

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15 mars 2017

Chaque jour, de nouveaux sondages sont créés en France. Depuis 1938 (date du premier sondage en France), leur nombre n’a cessé de croître, surtout en période d’élection présidentielle. Pour l’élection de 1981, 111 sondages avaient été réalisés tandis que pour l’élection de 2012 ce chiffre est monté à 409 (selon les rapports de la Commission des Sondages). Nul doute que cette année électorale apportera un nouveau record du nombre de sondages.

Les sondages ne sont pas restreints qu’à la politique et aux élections. Nous recevons chaque jour de nouvelles demandes pour participer à des sondages (parfois renommés « enquête d’opinion » même s’il s’agit de la même chose). Dès qu’on achète quelque chose sur internet, on est sondé pour connaître notre satisfaction. On reçoit des tas d’enquêtes pour connaître nos habitudes de vie (la boulimie, l’alcoolisme, le sport …), des enquêtes qui iront ensuite nourrir les études statistiques des sciences sociales.

Mais devant cette avalanche de sondages, il faut se poser la question de leur exactitude. Un sondage est-il vraiment représentatif de l’opinion qu’il cherche à mesurer ? Il s’agit d’une question centrale dans le domaine de la psychologie sociale, comme tout ce qui est lié au jugement (de soi et des autres). Depuis le début des années 1900, plusieurs chercheurs ont montré que nos réponses et nos jugements étaient faussés par de nombreux biais et les sondages ne font pas exception à la règle.