Et pourquoi pas astronautes ?

Astronautes mais aussi, mathématiciennes, physiciennes, ingénieures : pourquoi certains métiers sont si accrochés à une image masculine ? La question peut aussi se poser en amont : pourquoi les filles vont-elles en bio et les garçons en maths ?

Reportage au lycée professionnel Réaumur à Laval où les garçons vont en bac STI2D, sciences et technologies de l’industrie et du développement durable et les filles vers le bac STI2S, deux S pour santé et social.

Aux filles la santé, le soin et aux garçons la mécanique et la froide réflexion mathématique ? Pourquoi le choix d’une filière est-il sexué ? Pendant une journée, les jeunes de Réaumur ont eu l’occasion de se poser la question avec le comité Femmes et sciences 53.

Des actions sur le terrain

Dans les lycées et les collèges de Mayenne, Femmes et sciences 53 vient discuter avec les jeunes de leur orientation professionnelle et voici quelques quizz pour éclaircir les réalités économiques ou sociales et des rencontres avec des femmes en sciences qui présentent leurs parcours et ses obstacles.

La création du comité Femmes et sciences 53 est une initiative du Musée des sciences de Laval. Depuis 2008, ce comité s’active en Mayenne pour promouvoir la place des femmes dans les filières scientifiques et industrielles.

L’objectif de ce comité, composé de scientifiques et d’ingénieur-e-s, n’est pas de créer des cohortes de femmes chercheuses. Avec ces actions de terrain il s’agit de faire évoluer l’image de ces métiers, les faire connaître aux jeunes et surtout d’empêcher l’autocensure, chez les filles, comme chez les garçons.

« Osez les sciences »

C’est le titre de l’exposition de Femmes et sciences 53. Le message est clair, il faut convaincre les filles de ne pas frustrer leurs ambitions avec des a priori. En aucun cas les femmes seraient incapables de « faire carrière » dans l’aéronautique ou les ponts et chaussées.

Montrer aux filles que ces métiers laissent une place à la vie de famille, leur présenter l’épanouissement de femmes qui ont « osé les sciences » ; au lycée Réaumur, les intervenantes de Femmes et sciences 53 ont invité à reconsidérer la place des femmes en sciences.

Une position qui devrait être marquée du sceau de la normalité. Les femmes scientifiques ne doivent pas devenir exceptionnelles, ce sont des femmes normales qui ont osé s’orienter vers un monde qui leur convient tout à fait.

Crédits

Un reportage de Guillaume Mézières à retrouver dans l’émission « L’équation femmes et sciences ».

Crédit photo : CC WarzauWynn / FlickR