Slam : sélection génétique ou eugénisme à travers l’histoire

Inventé en 1883 par Galton, anthropologue mais aussi scientifique de tout bord, l’eugénisme signifie la « science de l’amélioration des lignées ». Comprendre : pour le bien de l’Humanité, il faut détruire les individus les plus faibles, et surtout éviter qu’ils se reproduisent. Pour autant, l’espèce humaine n’a pas attendu cet illuminé britannique pour penser, et procéder, à des épurations.

Platon serait certainement le premier à avoir théorisé l’eugénisme. Il voulait même en faire une loi « eugénique positive », pour que seuls les plus aisés soit autorisés à poursuivre leur lignée.

Au cour du XVII et jusqu’au XIX, cette idée fait son bonhomme de chemin. De plus en plus de philosophes, biologistes et autres penseurs s’imprègne du courant. Mais l’apothéose de l’eugénisme arrive bien évidemment au début du XXe siècle.

L’exemple premier qui vient en tête est allemand. L’opération euthanasie assassine 70 000 malades, allant des épileptiques aux schizophrènes, en passant par les mal-voyants, et les « arriérés mentaux ». 400 000 seront stérilisés.

Mais les Européens de manière générale sont très influencés par ces courants eugénistes. Et les Nazis, si ils sont bien les plus violents de l’histoire, ne sont pas les seuls à avoir mis à exécution certaines idées.

Les Scandinaves sont les plus meurtriers. Entre 45 et 49, ils ont procédé à la stérilisation de deux millions de personnes. C’est 40 fois plus qu’aux Etats-Unis sur la première moitié du siècle. Outre-atlantique, 50 000 personnes auraient subi ce traitement. En France, c’est sous le régime de Vichy qu’on procédera à l' »hygiène générale » : un examen prénuptial puis une stérilisation.

Si les termes d’eugénisme, d’hygiène générale ou raciale semblent lointain, les sociétés echoactuelles ont toujours recours à une forme de sélection. Les examens comme l’amniocentèse, et la génétique prédictive continue à flirter avec l’éthique, toujours dans l’espoir d’une espèce humaine plus pure, plus résistante, moins infectée par les plus faibles, moins malades…

Une chronique de Cathy Dogon

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En 1883, Galton pensait à mieux marier
Des individus au même pédigrée
Chez nous on appelle ça consanguinité

L’eugénisme chez Platon
Ca faisait législation
Positif le garçon !

Préserver le peuple il disait.
Natalité pour les privilégiés
Contraception pour les trous du fion.

C’est la pensée du 17e
qu’à cela ne tienne.

Mais au 19e, ils en ont la tête pleine.
Des idées eugénistes, mais ils se disent Darwinistes.

Le philosophe Spencer,
voulait de bon coeur,
l’appliquer aux sociétés.

désormais,
Théorie de l’hérédité
sont les mots clés.

L’évolution fera part belle
à la sélection naturelle.

C’est au XXe siècle qu’on scelle le pacte.
qu’on passe à l’acte.

Outre Atlantique, place à la sélection eugénique.
50 000 individus, derniers de leur lignée.
Ils seront stérilisés.

Jusqu’en 49, on leur préfère des enfants,
propres comme des sous neufs.

En France aussi, on tue dans l’oeuf.
42, belle année pour l’examen prénuptiale.
Vichy fait pas dans le sale,
voici venu le temps de l’hygiène générale.

Les pires sont les scandinaves,
Entre 45 et 49, coule, jus de betteraves.
Chez eux, ce sera 40x plus grave.

Outre Rhin, on ne respecte plus rien
400 000 n’auront plus de descendance
Au nom de la mieuxséance
Bétise / Épilepsie / Schizophrénie
Voici venu le temps de l’Opération Euthanasie.

Depuis, plus jamais on a dit.
Mais en a-t-on vraiment fini avec le tri ?
Aujourd’hui à la génétique on dit merci
pour dire au revoir la trisomie.

Parti pris pour le / génie.
Toujours pas d’avenir pour l’eugénie ?