Une fabrique d’éléments radioactifs

Le cyclotron Arronax produit des éléments radioactifs pour la médecine nucléaire

En principe, le fonctionnement d’Arronax est assez simple. Dans cette accélérateur de particules, des champs magnétiques donnent de l’énergie à des particules et les accélère jusqu’à 30% de la vitesse de la lumière (90.000 m/s environ). Elles sont projetées sur des cibles et la collision produit par réactions des éléments radioactifs.

Il existe de nombreux accélérateur de particules. Le plus connu est sans conteste le LHC, le gigantesque accélérateur du CERN près de Genève qui a débusqué le boson de Higgs l’an dernier. Il en existe différents types, de tailles plus modestes, qui peuvent servir, comme Arronax à des fins médicales.

Le cylotron Arronax est un prototype ; un accélérateur de très haute intensité et d’énergie moyenne. Il est utilisé dans le cadre de programmes de recherche et en routine, dans la production d’éléments radioactifs pour la médecine nucléaire.

Il existe donc, en banlieue de Nantes, une fabrique d’éléments radioactifs. Comment fonctionne-t-elle ? Comment y travaille-t-on ? Jacques Barbet, directeur d’Arronax, nous présente son cyclotron et sa production.

Que ce soit pour l’imagerie ou pour la thérapie, les médecins nucléaires ont recours à toute une ménagerie de radioéléments. Fluor 18, Technétium 99, Cuivre 64 : selon les usages, ces radioéléments présenteront des qualités particulières. Demain, de nouveau radioéléments entreront dans les service hospitaliers. Arronax aura pour objectif de les produire. Aujourd’hui, il s’agit de les trouver.

Crédits

Un reportage de Guillaume Mézières.

Illustration : Salle de commande – Arronax
Crédit photo : Guillaume Mézières – Le Labo des savoirs