Voyage dans le corps : de la transmission du VIH à la stabilisation du SIDA

Depuis 30 ans, les recherches en matière de lutte contre le SIDA ont fait un bond. Si le traitement ne permet pas encore une guérison, mais seulement la stabilisation de la MST, nous sommes maintenant loin de la situation décrite dans le film événement 120 battements par minute.

Ce film, au départ confidentiel, est devenu un phénomène en cette rentrée 2017. Les actions de l’association Act Up y sont racontées, ainsi que le quotidien d’un séropositif. Militantisme et santé publique se mêlent pour mieux mettre en lumière la réalité des années 90.

Mais depuis, le VIH et le SIDA sont mieux connus. A tel point que certains docteurs confirment la disparition de la détection de la maladie si la trithérapie – le traitement – est prise correctement. Si les cellules infectées restent présentes dans l’organisme, elles n’en contaminent plus d’autres. Et surtout, le risque de contamination d’une personne lors d’un rapport sexuel peut devenir nul. Pour ça, il faut cependant prendre les pilules à vie, et de manière très consciencieuse.

Le docteur François Raffi, chef de service des maladies infectieuses du CHU de Nantes, fait partie de ceux qui ont suivi l’évolution des recherches. Il a répondu à nos questions lors d’une interview fleuve.

Pour les plus pressés, écouter la chronique diffusée lors de l’émission Fête de la science 2017 : transports et réseaux, voyage dans le corps humain.

➡ La chronique et l’interview sont disponibles en cliquant sur « écouter », en haut de l’article.

La responsabilité, ça ne se divise pas. Quand tu contamines quelqu’un, tu es responsable à 100%. Et quand tu te fais contaminer aussi.

Réplique de Sean, personnage principal du film 120 battements par minute, atteint du SIDA.