De nouvelles planètes habitables au delà de notre système ?

Illustration artistique des trois exoplanètes.
Credits : Nasa / ESO / M. Kornmesser / N. Risinger (skysurvey.org)

© Nasa / ESO / M. Kornmesser / N. Risinger (skysurvey.org)

Le 22 février, la Nasa annonçait l’existence d’une banlieue solaire de sept exoplanètes, comprenez les planètes se trouvant en dehors du système solaire. Elles graviteraient autour de la même étoile naine, Trappist-1. Son nom vient du télescope belge, Trappist, placé à l’observatoire européen austral de La Silla au Chili, de 60cm, qui l’a découverte.

L’illumination remonte en fait à mai 2016, où trois de ces exoplanètes avaient déjà été trouvées. Depuis, quatre nouvelles ont été aperçues.

Trappist-1 se trouve à 40 années-lumière du Soleil, dans la constellation du Verseau. Ses caractéristiques, appartenant à la catégorie des naines rouges dites ultra-froides, peu massive et très peu lumineuse, pourraient favoriser l’hypothèse d’une zone habitable autour d’elle.

La taille de ces sept exoplanètes seraient semblables à celle de la Terre. Elles seraient des mondes telluriques, rocheux, comme le sont Mercure, Vénus, la Terre et Mars dans le système solaire. Et tourneraient de manière synchrone autour de leur étoile. Une partie d’entre elles serait plongée dans le jour perpétuel, l’autre dans l’obscurité totale.

L’intérêt de ces révélations se concentre dans l’important nombre d’étoiles du type Trappist-1, qui pourrait être entourées d’exoplanètes. L’hypothèse d’habitabilité est cependant controversée.

« Ces exoplanètes tournent à très faible distance de leur étoile, ce qui rend, peut-être, leur surface tempérée, et, si elles ont une atmosphère et que celle-ci est riche en vapeur d’eau, certaines d’entre elles pourraient avoir de l’eau liquide à leur surface ! »
Serge Brunier pour Science et Vie

La vie dans l’espace dépend de la composition de l’atmosphère des planètes. La présence d’eau liquide suffit parfois à éveiller les consciences les plus inventives. Trappist-1e, Trappist-1f et Trappist-1g (les dernières exoplanètes découvertes, nommées en fonction de leur éloignement de l’étoile Trappist-1) pourraient faire partie de ce que l’on appelle les planètes océans. Mais les données en matière de composition sont assez faibles. Le téléscope spatial « James Webb Telescope » pourrait bientôt permettre d’approfondir les recherches.

Autre obstacle :  « la naine rouge est sujette à de très violentes éruptions de rayons X, capables, non seulement d’irradier les surfaces de ces astres, mais aussi, peut-être, d’avoir soufflé depuis longtemps leurs atmosphères ».

► Pour aller plus loin, la vidéo de notre bénévole, Vassili Moreau :