Les limites de l’humanité

Depuis homo habilis et peut-être même plus loin encore, le genre des hominidés a su ajouter des extensions à ses insuffisances. Pensez à la première scène de 2001 l’odyssée de l’espace où une créature proto-humaine se saisit d’un fémur pour y découvrir une réelle augmentation de sa puissance de frappe, puissance qui sera mise en action peu de temps après sur l’espace occipital d’un concurrent.

Plutôt qu’homo sapiens, Henri Bergson parlait d’Homo faber – homme fabriquant – pour définir le trait caractéristique de notre espèce. En 2016, la question s’est déplacée vers l’au-delà de l’humain, le transhumain ou l’humain augmenté. Des palmes qui nous augmentent en milieu aquatique ne posent guère de questions à l’éthique. En revanche, les organes de synthèse, les intelligences artificielles, les exosquelettes, les modifications génétiques semblent nous placer devant la question des limites de l’humanité.

Une émission spéciale consacrée aux Journées scientifiques de l’Université de Nantes.

Invités

InvitJSOumeya Adjali, chargée de recherche Inserm au laboratoire de thérapie génique de l’Université de Nantes.

Florian Richoux, maître de conférences à l’Université de Nantes au Laboratoire d’Informatique Nantes Atlantique. Visiting scientist chez Facebook.

Crédits

Une émission animée par Guillaume Mézières, avec la participation de Valentin Briche, Thomas Guyard, Vassili Moreau-Miossec, Thibaut Poncin, Mathilde Robert et de Claire Sizorn à la technique.