Reconstituer l’aurochs

Parce qu’il est pénible à certains qu’on le confonde avec le bison, parce qu’il peut paître dans des milieux hostiles aux bovins fragiles et peut-être parce que cela représente un beau défi d’élevage, des passionnés se sont mis en tête de reconstituer l’aurochs. Aujourd’hui, on en compte quelques 7000 têtes en Europe dont 500 en France.

L’aurochs est l’ancêtre de tous les bovins, c’est un animal de légende qu’on retrouve sur les peintures de Lascaux, les fresques de Cnossos ou dans la biographie de Charlemagne (blessé lors d’une chasse à l’aurochs). Chassé, domestiqué, repoussé, l’aurochs disparaît définitivement des registres en 1627, après une dernière chasse.

Impossible de ressusciter une espèce disparue. En revanche, des directeurs de parc zoologiques et des éleveurs vont entreprendre de faire ressurgir les traits de l’aurochs chez les bovins actuels. A force de sélections et de croisements, le « sauvage » a progressivement refait surface. Récit d’un travail de reconstitution zoologique au Labo des savoirs.

A lire : L’Aurochs, de Lascaux au XXIe siècle, Claude Guintard, Olivier Néron de Surgy, Gerfaut, 2014.

Invité

GuintardClaude Guintard, Docteur vétérinaire, Maître de conférences à l’École nationale vétérinaire de Nantes et docteur ès sciences du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

Fondateur et président du SIERDA, Syndicat International pour l’Élevage, la Reconnaissance et le Développement de l’Aurochs-reconstitué.

Crédits

Une émission animée par Maxime Labat et Guillaume Mézières, avec la participation de Claire Douette, Nicolas Jean-Victor, Chloé Molteni et Claire Sizorn.