Institut Convergence, le premier centre d’étude des migrations

Le campus se tiendra à Condorcet, à Paris. ©mir no

1,3 million de demandes d’asile ont été déposées en Europe en 2015. L’accroissement fait débat dans le monde politique, et la science peine à donner des réponses.

Pour cette raison, le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avait lancé un appel à projets. Résultat : la création de l’Institut Convergence.

« Quelque 200 scientifiques, issus des institutions fondatrices, mais également des collaborateurs internationaux, seront regroupés dans cet institut dédié à des recherches multi-thématiques telles que les dynamiques économiques, démographiques et environnementales des migrations, le problème de la vulnérabilité et des inégalités ou encore les questions d’intégration, d’exclusion et de discrimination »

peut-on lire dans un communiqué de l’Inserm.

Enrichir la formation

Quelques formations existent aujourd’hui, mais l’offre est trop faible pour traiter ce sujet d’ampleur. Ined, IRD, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EHESS et EPHE associent leurs compétences pour créer des masters et doctorats. Budget de l’opération : 13,6 millions d’euros à répartir sur 10 ans, sous la responsabilité de François Héran, directeur de recherche à l’Ined.

Les disciplines s’étaleront des sciences humaines, aux sciences sociales en passant par les sciences de la santé : statistique, démographie, santé publique, épidémiologie, économie, anthropologie, linguistique, droit, éthique, études de genre, science des données, archivistes.

Agir en proposant une aide aux migrants

Prévoir de traiter la question est une chose, agir en est une autre. A long terme, l’Institut Convergence prévoit « des services à la communauté comme l’aide aux devoirs ou l’enseignement des langues dispensé pour ou par les migrants ».

Des campagnes de préventions et de soins sont aussi envisagées, notamment au sein du tissu local.