[REVUE DE PRESSE] Le mois d’avril sous hautes technologies écologique, émotionnelle et électorale

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La politique occupe le terrain médiatique ce mois-ci ! Savez-vous que le CNRS planche sur un nouveau moyen de voter ? Peut-être même bien qu’un jour, nous pourrons voter avec un casque capable de lire et interpréter nos émotions ! Et si sur les candidats, comme sur les aliments, nous mettions des pastilles rouge, orange ou verte pour savoir lequel est le meilleur ?

Tous les mois, retrouvez les principales infos scientifiques dans la revue de presse du Labo.

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2017 : et si nous votions autrement ?

carte lecteurLe 23 avril 2017, vous avez peut-être voté pour le premier tour des élections présidentielles suivant un modèle de scrutin dit “majoritaire”. Il consiste à sélectionner un des candidats et celui ayant le plus de voix remporte l’élection, chaque vote comptant pour une voix.

Ce mode de fonctionnement est aujourd’hui scientifiquement remis en cause pour plusieurs raisons, notamment car il ne mesure pas correctement les opinions. En effet, il ne permet pas de soutenir plusieurs candidats, ni de donner son avis sur d’autres, ni de voter contre.

C’est pourquoi le CNRS, l’université de Paris-Dauphine, l’École Polytechnique et LaPrimaire.org mènent une expérimentation scientifique : un nouveau mode de scrutin. Intitulé “ le jugement majoritaire”, il a été développé par Michel Balinski et Rida Laraki – du CNRS – et permet d’évaluer chaque candidat(e)s indépendamment de ses concurrents en lui attribuant une mention allant de “très bien” à « rejet”, de lui attribuer un “profil de mérite” et une “mention majoritaire”, c’est-à-dire la mention avec laquelle la majorité des électeurs est d’accord.

Le classement des candidats est ensuite effectué en comparaison des mentions majoritaires.

Pour participer jusqu’au 7 mai et/ou en savoir plus >

EBOLA : nouveaux essais de vaccination en Afrique de l’Ouest

vaccinVous vous souvenez sans doute de l’épidémie d’Ebola qualifiée d’ « urgence de santé publique de portée mondiale » en août 2014 par l’organisation mondiale de la santé (OMS). Le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS avait annoncé la fin de cette urgence le 29 mars 2016. Or, à l’heure actuelle, bien que certains vaccins soient parvenus aux derniers stades de développement, aucun n’a été homologué pour prévenir les prochaines épidémies d’Ebola.

C’est pourquoi les autorités sanitaires de trois pays d’Afrique de l’Ouest (la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone), ainsi que leurs partenaires internationaux (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en France, l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAD), des Instituts nationaux pour la santé (NIAID/NIH) aux États-Unis et la Faculté d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM) au Royaume-Uni) ont mis en place un essai clinique. Baptisé PREVAC (Partenariat pour la recherche sur la vaccination contre le virus Ebola), il consiste à  tester des vaccins expérimentaux fournis par deux sociétés pharmaceutiques.

On parle ici de vaccination préventive : les personnes en bonne santé recevant ces vaccins ne courent aucun risque d’infection par le virus Ebola puisqu’il est atténué, c’est à dire que seul un gène codant pour une protéine du virus est injecté. Cette protéine n’a pas de pouvoir infectieux.

Objectif : déclencher une réaction immunitaire permettant le développement de cellules « mémoires » du système immunitaire. Ces cellules seront ensuite capables de reconnaître immédiatement le pathogène s’il infecte la personne dans le futur.

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Une nouvelle méthode pour recycler nos plastiques en matériaux de haute technologie

plastiqueC’est une nouvelle avancée tant en terme écologique qu’économique ou encore technique ! Grâce aux travaux de l’équipe de Ludwik Leibler et Renaud Nicolaÿ du laboratoire Matière Molle et Chimie (MMC – ESPCI Paris/CNRS), une nouvelle réaction chimique a été découverte.

Elle permet d’assembler les macromolécules de plastique en un réseau dynamique que l’on appelle un vitrimère. Les vitrimères constituent une nouvelle classe de matériaux organiques recyclables qui possèdent de nombreuses propriétés comme une haute résistance mécanique, thermique et chimique.

Cette réaction permet l’échange d’atomes entre les molécules, sans rompre les liens chimiques existants. Elle est très efficace et permet la transformation en vitrimère de tout polymère ayant un squelette carboné (75% des plastiques), ouvrant ainsi la voie du recyclages à de nombreux types de plastiques, jusque là non soumis au tri sélectif.

Autre avantage : la réaction ne nécessite pas de catalyseur, c’est à dire qu’aucune molécule visant à accélérer le processus n’est ajoutée. Il est donc plus simple d’ajuster la composition et les conditions de mise en œuvre pour utiliser les méthodes de transformation traditionnelles des plastiques (injection, moulage, soufflage, extrusion, thermoformage).

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Comment agir sur les comportements nutritionnels ?

alimentationL’obésité fait partie des maladies dites chroniques au même titre que le cancer ou le diabète. Elle constitue la première cause de mortalité dans le monde. Un tiers des français sont en surpoids, 17% sont obèses et l’OMS estime qu’en 2030 environ 25% de français et 29% de françaises le seront.

Pourtant, depuis 2001 des programmes tels que National Nutrition Santé (PNNS) essaie de lutter contre cette tendance. Le décret de la loi de santé publique de 2004 parue en 2007 imposant aux publicités des affichages tels que “ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé” par exemple, semble de moins en moins efficace.

C’est pourquoi un groupe d’experts pluridisciplinaire (marketing, psychologie cognitive, neurosciences, droit, économie…) a été sollicité afin de mener une étude pour l’INSERM. Objectif : mettre en place des actions plus efficaces.

Leur bilan met en avant la nécessité de mettre en place de nouvelles méthodes de communication concernant les messages sanitaires relatifs aux publicités.

C’est un peu dans cette idée que s’inscrit Nutri-Score, un nouveau système de couleur du rouge au vert qui permet d’évaluer la valeur nutritionnelle d’un produit que l’on peut retrouver sur nos emballages depuis avril.

L’avis nantais : Khadija Ouguerram-Magot, professeure en physiologie métabolique (comprenant de la Nutrition-Santé) nous parle de ses recommandations pour lutter contre l’obésité.

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Réalité virtuelle : Quand la technologie devient capable de lire nos émotions

casque realité virtuelle« Nous sommes ici pour faire de la réalité virtuelle la prochaine plateforme informatique majeure » disait Marc Zuckerberg. Pourquoi pas ! Le problème, c’est qu’aucun casque de réalité virtuelle n’est pour l’instant capable de capter et transmettre nos émotions (surprise, tristesse, joie etc.)… du moins pour l’instant !

En effet, MindMaze une entreprise suisse a récemment créé un système “Mask” capable de détecter jusqu’à 10 expressions faciales. Ce système est intégré dans la partie en mousse du casque qui est en contact avec le visage.

Une trentaine de muscles contrôlent l’expression du visage. Selon une étude du psychologue américain Paul Ekman, il existerait 10 000 combinaisons différentes ! « Mask » fonctionne donc grâce à des électrodes qui captent le signal électrique associé aux mouvements des muscles faciaux. Les informations sont transmises à un logiciel qui va les traduire en expressions sur le visage des avatars.

Peut-être que ce nouveau mode de communication arrivera rapidement dans nos maisons. Du moins pour ceux qui en ont le budget puisque le prix des casques de réalité virtuelle oscillent entre une cinquantaine d’euros pour les “bas de gamme” et 1000€ pour les plus high-tech.

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Les émotions peuvent aussi être transmises par la voix. Pour en savoir plus, ré-écouter l’émission La voix, mélodie des émotions ?