Particules fines : les Pays de la Loire voient orange

Depuis le 30 novembre 2016, nos petits poumons souffrent de la pollution de l’air. Dans les Pays de la Loire, les études de AirPL indiquent une qualité moyenne à médiocre depuis une quinzaine de jours. Une situation fréquente en hiver, qui s’accentue avec les conditions météorologiques du moment.

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Un temps anticyclonique assez stable, avec une forte pression, et peu de vent favorise la stagnation des polluants, et notamment des particules fines. Ces molécules minuscules – celles calculées sont de l’ordre de 10 microns – sont le fruit des activités résidentielles et routières, contrairement au printemps où l’agriculture est la principale source de pollution.

Le chauffage au bois, par exemple, était à l’origine de 70% des particules fines qui circulaient dans l’air lors du pic de pollution de l’hiver 2015.

Si l’air à Nantes et dans les Pays de la Loire n’est pas idéal, ces zones ne sont pas les plus touchées de France. Les températures douces, tout comme les vents venus du Sud, Sud/Est nous épargnent (un peu) de la pollution.

2016-12-15

Dans les médias, nous avons ces temps-ci largement entendu parler des pics de pollution à Paris et à Lyon. Les indices de qualité de l’air dépassaient le seuil redouté de 8. Les préfectures ont été contraintes d’appliquer la circulation alternée. Il n’est pas question d’instaurer une telle mesure dans la région ligérienne. En revanche, des arrêtés préfectoraux pourraient tomber, pour diminuer la vitesse autorisée sur les axes de grand affluence par exemple. Même si, comme l’affirme l’agence AirPL, « il faut agir sur les niveaux de fond » et pas seulement en période de pics.

Espérance de vie : en moyenne 9 mois de perdus à cause des particules fines

Concernant les particules fines, il n’y a pas d’effet de seuil : une molécule respirée comporte déjà des risques. 48 milles décès chaque année seraient accélérés par la mauvaise qualité de l’air. Ils seraient 2 530 dans les Pays de la Loire. Ce taux de mortalité est majoritairement dû à des aggravations de pathologies déjà existantes chez les individus.

En revanche, la population française souffre d’un recul général de l’espérance de vie : 9 mois seraient perdus en moyenne, à cause des particules fines.