Playstation sort son casque VR : quels sont les effets de la réalité virtuelle sur notre cerveau ?

Un nouveau casque de réalité virtuelle arrive ce jeudi 13 octobre sur le marché : celui de Playstation. C’est le 22è, après notamment l‘Oculus Rift de Facebook. Un véritable phénomène dans lequel l’industrie de la culture compte bien investir, tout comme les parents… Passionnés de techno mais aussi enfants à la pointe de la high-tech sont alors en droit de se demander : la réalité virtuelle a-t-elle un impact sur notre cerveau ? Tous les utilisateurs sont concernés, surtout les enfants de moins de douze ans pour lesquels tous les casques en vente sont strictement déconseillés.

La réalité virtuelle, kesako ?

Pour les non-initiés, la réalité virtuelle consiste à recréer un environnement (virtuel, donc) dans lequel l’usager peut se déplacer. La transposition se fait à partir d’un casque, posé devant les yeux, doté d’un accéléromètre. C’est dans ce dernier que se situe vraiment l’innovation : avec les mouvements de l’utilisateur, le casque propose une évolution dans l’espace. Vous vous mettez à marcher dans la vraie vie, mais aussi dans le jeu.

Des risques ?

Que se passe-t-il alors pour notre corps, quand on lui propose une expérience aussi crédible ? Il peut d’abord être troublé, et comme en voiture, connaître des effets liés à l’oreille interne : maux de tête, nausées, étourdissement, perte d’équilibre… Des sensations désagréables qui n’ont pour autant aucune incidence. A priori. Car il manque en vérité des études sur le sujet. L’arrivée récente de ces technologies sur le marché a précipité le travail des chercheurs qui se mettent tout juste à plancher sur le sujet.

Cela dit, on l’expérimente déjà dans le monde médical. Un chercheur américain, Hunter Hoffman, directeur du centre de réalité virtuelle à l’université Washington à Seattle, a poussé les effets de la transposition à leur paroxysme. Placé devant les yeux de grands brûlés, le casque transmet un environnement glacial. Les patients s’y imaginent avec tellement d’aisance que les équipes de soin parviennent de nouveau à les manipuler, notamment pour des tâches douloureuses comme la toilette ou le nettoyage des plaies.

Une équipe en Californie a peut-être une piste sur le pourquoi du comment. Elle a testé ces casques sur des animaux : “en réalité virtuelle, la première chose surprenante que nous avons découverte et publiée en 2013, c’est que 60% des neurones de l’hippocampe du rat deviennent inactifs” relaient Clémence Guinard et Marie Haynes pour Sciences et Avenir. « Par ailleurs, les 40% de neurones toujours actifs agissent de manière complètement désordonnée, comme s’ils étaient perdus ».

Quid des conséquences ? Nous n’avons pas encore de réponse.