[REVUE DE PRESSE] Implant cérébral, du CO² version bio et Thomas Pesquet dans l’actu

image

revue-de-presse2

Le tombeau du Christ a été ouvert pour élucider l’une des plus grandes énigmes de notre humanité… Mais au Labo on vous parle plutôt de la relaxation en musique, beaucoup plus important. Oh ça va, il n’y a pas mort d’homme ! Tant que les macaques marchent encore sur leurs quatre pattes, la terre continue de tourner. Sans Thomas Pesquet ! On décortique l’actu scientifique du mois de novembre au Labo.

Tous les mois, retrouvez les principales infos scientifiques dans la revue de presse du Labo. 

Une neuroprothèse rend le contrôle d’un membre inférieur à des macaques paralysés

primates-puces-paralysesDes chercheurs ont inséré un « implant cérébral » dans le cortex moteur pour permettre à des primates paralysés de marcher à nouveau. En temps réel et sans fil, cette « interface cerveau-machine » court-circuite la lésion en envoyant des informations à la moelle épinière :

« Cette transmission est assurée par des électrodes qui stimulent les réseaux nerveux activant les muscles des jambes pendant la locomotion naturelle. Ainsi, seuls les mouvements souhaités par le singe sont produits. »

A l’origine de cette découverte, l’École Polytechnique de Lausanne (EPFL), l’Institut des maladies neurodégénératives (CNRS/Université de Bordeaux) sous la direction d’Erwan Bezard.

« Un essai clinique a d’ores et déjà été initié à l’hôpital universitaire de Lausanne afin de tester les effets thérapeutiques de cette neuroprothèse chez des patients souffrant de lésions de la moelle épinière. »

Il faudra certainement plusieurs années avant que cette technologie se déploie dans les cliniques pour l’Homme.

Dans le même temps, Elizabeth Tyler-Kabara et ses collègues neurochirurgiens de l’Université de Pittsburgh, en Pennsylvanie, sont parvenus à retransmettre la sensation du toucher, à un patient qui l’avait perdue, grâce à quatre microélectrodes implantées dans son cerveau et connectées à un ordinateur ou à un bras robotique.

LIRE PLUS >

La transformation du Co² en biocarburant, découverte par accident

Onze scientifiques de l’Oak Ridge National Laboratory’s Center for Nanophase Materials Sciences cherchaient à produire une réaction chimique, et ils n’ont pas été déçus.

« Nous étions en train d’étudier la première étape d’une réaction quand nous nous sommes aperçus que le catalyseur la réalisait tout seul en intégralité. »

Ils ont même été pris de cours par l’efficacité de leur création : un catalyseur constitué de charbon, du cuivre et de l’azote chargé de tension a transformé du dioxyde de carbone en éthanol.

« Avec l’aide du catalyseur à base de nanotechnologies, aux multiples sites de réaction, la solution de dioxyde de carbone dissoute dans de l’eau est transformée en éthanol avec un rendement de 63%. »

Avec cette transformation, l’un des principaux gaz à effet de serre devient un biocarburant.

Les applications pourraient être multiples : le recyclage de ce polluant en carburant pour véhicules, sans que ceux-ci n’aient besoin d’être modifiés, ou encore le stockage d’excédents d’électricité, provenant par exemple des centrales, des éoliennes ou des panneaux solaires, en éthanol.

LIRE PLUS (en anglais) >

Musique : des chercheurs auraient trouvé un morceau qui réduirait le stress de 65%

Une mélodie légère, un rythme lancinant, des basses douces et savamment disposées… C’est l’incarnation musicale de la relaxation.

« Weightless » de Marconi Union réduirait le niveau de stress de 65%. Elle ferait aussi baisser la pression sanguine, le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire. Le tout de 35%… D’après une équipe de neuroscientifiques britanniques, il s’agit du morceau le plus apaisant qui existe.

La mélodie a en fait été composée par Marconi Union, un band de Manchester, en collaboration avec la British Academy of Sound Therapy. Le groupe de chercheurs souhaitait analyser l’effet de la musique sur le cerveau et le corps.

Dans les oreilles d’un panel de testeurs, ils ont passé différents morceaux. Reliés à des capteurs mesurant le rythme cardiaque, la pression sanguine et la fréquence respiratoire, les participants de l’étude devaient résoudre des énigmes le plus rapidement possible. Les meilleures bandes sonores réduisaient le niveau de stress de 11%.

Puis « Weightless » est passée, et les chercheurs étaient unanimes : c’est la chanson des fins de journées difficiles.

L’avis nantais : François-Xavier Vrait, interrogé par Pauline Verbaenen

LIRE PLUS >

Le tombeau du christ ouvert pour la science (mais d’abord pour sa restauration)

Le 30 novembre dernier, les équipes de l’Université d’Athènes ont procédé à l’ouverture du tombeau du Christ, notamment pour vérifier s’il s’agissait vraiment… du tombeau du Christ. Les chercheurs se sont greffés au projet de restauration.

La dernière ouverture du tombeau remontait au XVIIIe siècle. Les techniques actuelles enfoncent cependant une nouvelle porte d’entrée pour la recherche. Les scientifiques vont tenter d' »analyser les différentes composantes du tombeau, en particulier le saint rocher sur lequel aurait reposé le corps de Jésus », précisait l’ingénieure Maria Apostolopoulou de l’Université nationale technique d’Athènes, dans Le Figaro

La thermographie à infrarouge et des microscopes à fibre optique ont déjà été utilisés pour sonder l’édifice. Et non sans encombre ! Les travaux auraient été compliqués par des « perturbations électromagnétiques d’une ampleur tout à fait inhabituelle », selon Antonia Moropoulou, qui dirige le projet.

Les premières conclusions devraient être révélées dans les mois à venir.

« Il n’y aura jamais de preuve scientifique de la résurrection de Jésus, car cela appartient au registre de la foi »

précise Jean-François Colosimo, historien des religions, au Parisien. « Mais peut-être que des analyses radiographiques et de datation permettront de savoir à quelle période précise cette pierre a été taillée et s’il s’agit vraisemblablement du lieu identifié comme étant celui où le corps du Christ a été posé après sa mort.”

LIRE PLUS >

thomas pesquet dans l’espace, sa conférence

L’astronaute français a fait son premier bond dans l’apesanteur au sein de l’ISS, la Station Spatiale Internationale, le 19 novembre dernier.

Il avait décollé le jeudi 17 novembre, depuis la base de Baïkonour au Kazakhstan. Thomas Pesquet est arrivé 48h plus tard à destination : 400km au dessus de la terre.

« Ce sont les meilleures conditions qu’on puisse imaginer pour cet équipage » confiait le spationaute Jean-François Clervoy, sur franceinfo.

► Le 23 novembre, il livrait une conférence de presse en direct de l’ISS.

LIRE PLUS >