Expédition Dschang : une journée pleine de découvertes

JOUR 4 !

Réveil à 5h45, nous avons pris le petit-déjeuner dans une ambiance encore endormie. Heureusement, nos papilles furent réveillées par de délicieuses omelettes. Puis nous sommes parti.es pour le lac à 6h40.

Sur la route, nous en avons appris davantage sur la culture camerounaise et notamment sur les chefferies. Ces dernières peuvent être de 3e, 2e ou 1er degré en fonction de la superficie qu’elles recouvrent. On peut les repérer en comptant le nombre de toit devant celle-ci. Les chefferies ayant 9 toits sont des chefferies de 1er et 2e degrés. La chefferie de 1er degré est la plus importante. Celles avec 7 toits sont des chefferies de 3e degré, et elles peuvent faire partie d’une chefferie de degré supérieur. On peut alors les comparer à des quartiers.

Une fois arrivé.es au lac, nous avons commencé à observer les oiseaux qui sont plus actifs le matin. Les libellules ont dû attendre que le Musée soit ouvert afin que nous puissions récupérer le matériel pour leur capture.

De plus François et Jonathan sont partis avec 2 lycéen.nes faire une interview radio. Ensuite, nous avons pu nous scinder en 2 groupes : l’un sur la rive proche du Musée à observer les oiseaux; l’autre en face pour capturer des libellules et cela jusqu’au midi. Le groupe des libellules en a capturé 75 et la team des oiseaux a identifié 21 espèces d’oiseaux différentes et quelques exuvies (mues de libellules). Nous avons commencé à explorer la partie du lac un peu plus sauvage et marécageuse. Nous avons pu observer des espèces différentes comme la talève sultane et entendre le cri si particulier du râle noir.

Le repas du midi pris à l’Alliance Franco-Camerounaise fut excellent. François était très en retard puisqu’il était parti chercher de l’acétone. Ce produit chimique va nous permettre de préserver les libellules intactes sur le long terme afin de les identifier et de les étudier. Après le repas, nous avons plongé nos libellules dans l’acétone.

Dans l’après-midi, inversion du rôle et du lieu de chaque groupe et de nouvelles espèces de libellules et d’oiseaux ont pu être observé.es. De nouvelles routes ont été faites afin de faciliter l’accès et l’observation autour du lac.

Enfin, nous sommes rentré.es à Tockem pour nous occuper de la communication, de la page Instagram et rassembler les données collectées.

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