[Revue de Presse] Dans l’actu : Femme et sciences, VIH et rémission, le tableau périodique, « fouloscopie »…

Femme et sciences
En ce mois de mars, la question du droits des femmes est abordée, et par la même occasion les questions liées à l’égalité femmes-hommes. C’est pour cela que la remise d’un prix de mathématiques à une femme est importante. Karen Uhlenbeck est la première femme à recevoir le prix Abel de mathématiques. C’est l’une des deux plus prestigieuses récompenses dans ce domaine avec la médaille Fields. À 76 ans, Karen Uhlenbeck est toujours chercheuse à l’Isntitute for Advanced Study à l’Université de Princeton.

Une sortie de taille dans l’espace…
C’était un événement très attendu : la sortie simultanée de deux femmes dans l’espace. Cette sortie avait été annoncée le 8 mars, lors de la journée internationale des droits des femmes. Anne McClain et Christina Koch n’ont malheureusement pas pu effectuer cette sortie. Anna McClain s’est entraînée sur Terre avec deux types de combinaisons : taille M et L. Lors de sa première sortie, elle portait une combinaison de taille large, mais avec les changements corporels qui peuvent apparaître dans l’espace, elle a préféré opté pour une taille M pour sa seconde sortie. Il y a deux combinaisons de tailles M, mais assurer la préparation et la sécurisation de cette deuxième combinaison aurait pris trop de temps… Il n’y avait donc pas de combinaison disponible pour Christina Koch. A quand la première sortie entre femmes dans l’espace ?

VIH : un deuxième patient en rémission
Un deuxième patient atteint de VIH en rémission après une thérapie génique. Ce traitement n’est possible que pour des personnes atteintes du VIH et d’un cancer nécessitant une greffe de moelle osseuse. Le patient, lui, était atteint d’une leucémie. Un traitement du même type, mais moins agressif que le premier patient en rémission a donc été mis en place : une chimiothérapie et une médication ciblant les cellules cancéreuses puis une greffe de moelle osseuse. Après la transplantation, le virus avait complètement disparu du sang du patient, mais il n’est toujours pas possible de dire si le patient est guéri.

Les 150 ans du tableau périodique : quelle histoire se cache derrière le nom des éléments ?
Le 1er mars 1869 est considéré comme la date d’une découverte qui devait changer le cours de la science:ce jour-là, Dimitri Mendeleïev a achevé ses travaux sur le tableau périodique des éléments. Mais comment sont nommés les éléments ? Un ouvrage de Pierre Avenas, La prodigieuse histoire du nom des éléments, publié en 2019 chez Edp Sciences, vient nous éclairer. Si certains noms sont issus du latin et du grec ( carbone, dérivé du latin carbo signifiant charbon), d’autres portent le nom d’une zone géographique (Francium, Polonium) ou bien sont nommés en référence à de grands scientifiques : le Curium (Pierre et Marie Curie), le Nobélium (Alfred Nobel) ou l’Einsteinium (Albert Einstein).

Le cerveau adulte produit des neurones tout au long de la vie
A la naissance, nous possédons un stock de neurones, qui diminue tout au long de notre vie. Vraiment ? Cette idée vient d’être balayée par une équipe de recherche espagnole ! Leur étude publiée dans Nature Medicine démontre la genèse de neurone chez l’humain adulte, et comment celle-ci est altérée chez les malades d’Alzheimer. Ils·elles ont pu analyser les cerveaux d’une cinquantaine de personnes, en bonne santé neurologique. A l’aide d’une technique de marquage biologique, ils ont identifié des milliers de neurones immatures. Au contraire, chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, le nombre et la maturation de ces jeunes neurones déclinent plus la maladie est avancée. Des résultats qui sont une nouvelle source d’espoir dans la mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques.

« Fouloscopie : l’étude du mouvement et du comportement des foules »
La « fouloscopie » est un nom inventé par Medhi Moussaïd, chercheur en sciences cognitives au Max Planck Institute de Berlin, en Allemagne. A la croisée des disciplines : éthologie, physique des fluides, mathématiques, sciences cognitives… La fouloscopie est un vaste domaine d’études. La foule peut faire peur, mais elle peut aussi faire preuve d’une intelligence collective. Le travail qui est mené par les chercheur·euses, dont Medhi Moussaïd, nous apprend des faits surprenants. Par exemple, pour faire évacuer une foule plus rapidement, la présence d’obstacle à la sortie, tel qu’un poteau, divise le flux et rend la sortie plus rapide. L’évitement des piétons, sur un trottoir, se fait assez souvent par la droite. Cela peut être corrélé au code de la route, en France notamment. D’autres informations à découvrir dans le livre « Fouloscopie : ce que la foule dit de nous » publié en 2019 aux éditions humenSciences.