[Café des sciences ] Des pierres de Mésopotamie à l’intelligence artificielle : le stockage et le traitement de l’information d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Depuis le début du 21ème siècle, le développement d’internet a profondément impacté notre mode de vie en rendant accessibles des quantités gigantesques d’informations. Cette entrée dans l’ère du Big Data a fait d’internet l’équivalent du 6ème pays en terme de consommation d’énergie de la planète. Cela pose plusieurs défis majeurs pour le futur : comment stocker, interpréter et utiliser cette quantité toujours croissante d’informations de manière soutenable ?

Résumé des grands points abordés :

Aujourd’hui le stockage des données se fait par mémoire flash, petite chose qui nous permet d’avoir des smartphones….Cette « mémoire » est le résultat d’une évolution depuis les pictogrammes de la préhistoire aux types de codages dont le binaire du XVIème au XIXème siècles. Ce système permet de recopier l’information à l’infini et de manière parfaite. Nous n’avons en réalité fait qu’améliorer au fil de l’histoire des outils pouvant nous simplifier le travail notamment le comptage. L’ordinateur illustre cet idée. Si on demande une date de création de « l’ordinateur », on peut vous citer 1642 avec la « Pascaline » de Pascal ou 1694, date de création de la « Calculatrice » de Leibniz, ou encore 1746 pour « la Machine de Vaucanson » puis de Jacquard en 1801, ou la « machine analytique » de Babbage en 1834, « ancêtre » des ordinateurs. Le réellement changement survient quand on passe des machines mécaniques à l’électrique début XXe siècle.

En 1945,  la première esquisse EDVAC (electronic discrete variable automatic computer) par John Von Neumann est dévoilée. Le concept repose sur une  séparation entre l’unité de contrôle de celle d’arithmétique et logique du processeur. On stocke le tout dans la même mémoire.

Conceptuellement, nous suivons toujours le système Von Neumann; les évolutions sont technologiques. Néanmoins, ce concept comporte une grande faiblesse : la reconnaissance (identification photo, vidéo…) et l’exploration (toute recherche sur internet). Ces deux éléments sont énergivores d’où l’affirmation du Big Data comme 6e pays en terme de consommation électrique à ce jour puisque la consommation est croissante.

Des solutions sont en cours d’exploration.

Infos pratiques :

  • 20H30 au Café du Commerce, Nantes.

Invité·e·s

Étienne Janod, chercheur au CNRS et membre de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel de l’université de Nantes.

Benoit Corraze, enseignant-chercheur à l’université de Nantes et membre de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel de l’université de Nantes.

Animation

– Steven Guyomarc’h, membre du Labo des savoirs.