Aux origines de la « malbouffe »

Manger de la nourriture jugée faible en valeur nutritive et forte teneur en graisses ou en sucres, ce n’est pas moderne mais c’est seulement en 1970 que Joël de Rosnay définit le phénomène par un nouveau mot : Malbouffe. D’où vient-elle ?

Pendant les Trente Glorieuses, le monde découvre la (sur)consommation de masse et l’influence américaine. Apparaissent aussi de nouvelles traditions culinaires liées à la junk food, les célèbres hot dogs et hamburgers. Symboles de la malbouffe, ces produits de la fast food, pas toujours plus caloriques qu’une blanquette de veau, ne sont-ils pas victimes d’un mauvais procès anti-américain ?

Au-delà de la question de la recherche des causes du phénomène, les conséquences inquiètent et font l’objet d’intenses réflexions : peut-on la considérer comme une drogue à part entière ? C’est un sujet d’étude pour Gilles Fumey, professeur à la Sorbonne et géographe de l’alimentation et de l’agriculture, interviewé sur cette géographie de la mauvaise nutrition.

Une approche géographique de l’alimentation qui peut révéler une véritable carte de la malbouffe. Les géographes ont récemment déterminé des « déserts alimentaires », comme en en Caroline du Nord, à Raleigh, où les habitants n’ont pas accès à un seul produit frais dans un rayon de 35 km.

Crédits

Une interview de Guillaume Mézières.