Ballade en « forêt » urbaine

Au pied d’un mur, une chondrille à tige de jonc. Un peu plus loin, entre des pavés, une touffe d’herbe s’élève. Autour de ces végétaux, des insectes s’agitent.

Avec un brin de capacité d’abstraction, on pourrait imaginer une ballade en nature. Mais les sirènes de pompiers vous le rappellent, nous sommes en ville. « Un milieu plutôt minéral, où la rue ressemblerait à une falaise et dans lequel la température est plus élevée qu’en campagne » précise Philippe Ferard.

Le milieu urbain n’est pas hostile au végétal, d’ailleurs sur le trottoir d’en face, on aperçoit une belle fleur jaune, preuve que la plante a pu réaliser son cycle biologique complet. La plante s’adapte a son milieu en en exploitant toutes les possibilités. Un mur par exemple retient l’humidité et peut devenir une source d’eau pour la plante.

« Et si l’homme n’intervenait pas, en 10 ans, la ville ressemblerait à une petite forêt » explique Philippe Ferard qui vous guide au cœur de la jungle urbaine.

Ressources

Les Belles de bitume. Un beau projet de dénomination des plantes des rues par la conteuse Frédérique Soulard.

Sauvages de ma rue, un projet pédagogique du Muséum d’histoire naturelle de Paris et de l’association Terra Botanica consacré à la biodiversité urbaine.

Crédits

Un reportage de Maxime Labat, Guillaume Mézières et Claire Sizorn.

Illustration : Maxime Labat et Philippe Férard.
Crédit photo : Claire Sizorn.

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