Comment est structuré notre cerveau ?

Une chronique de Dounia Saez

Lire la chronique

1515, bataille de Marignan… La première fois que vous vous êtes fait rejeté par votre crush au collège. La girafe et son long cou. Autant de souvenirs et de connaissances ancrés dans votre mémoire et que vous n’êtes pas prêts d’oublier. Notre cerveau est une belle machine bien huilée, fruit de millénaires d’évolution. Mais comme toute belle mécanique, elle n’est pas à l’abri de dysfonctionnements. Pour mieux la réparer, il faut la comprendre du mieux possible. C’est le travail des neuroscientifiques, chercheurs du système nerveux, dont le cerveau.

Alors essayons de triturer notre cervelle de voir comment elle est structurée. Nous avons pour commencer les neurones, qui sont des cellules de notre système nerveux, présents, bien sûr, dans notre cervelle mais aussi dans notre système digestif, notre fameux second cerveau. Entre les neurones, les synapses sont les zones de contact où s’échangent les informations, sous forme chimique ou électrique.
En surface nous avons notre cortex, qui n’est rien d’autre que notre matière grise. Il est structuré en couches et composé de neurones de différents types, pour autant de fonctions différentes.
Cela change un peu d’un individu à l’autre, mais un cerveau est divisé en plusieurs aires, correspondant à des fonctions spécifiques : la zone de l’odorat proche de l’hippocampe traite les… odeurs, il existe la zone de l’audition, l’aire motrice, du toucher… Et ce sont les ponts entre ces zones qui permettent de construire un souvenir.

Comment ancrer un souvenir la suite des chiffres d’un numéro de téléphone, l’odeur des croissants chaud de la boulangerie dans notre mémoire et comment est traitée l’information sur le moment ? On utilise d’abord notre mémoire à court terme : l’hippocampe, qui est un peu notre centre de gestion va lier les zones du cerveau à activer pour traiter l’information. Si ces zones sont activées à nouveau, lorsque l’on fait appel à notre mémoire pour retrouver ce souvenir, cela va permettre à ces connections entre zones de se consolider : plus on répète l’information, plus le souvenir se crée profondément. Au bout d’un moment, plus besoin de l’hippocampe pour retrouver ce dit souvenir et les connections entre les zones du cerveau concernées se font indépendamment : c’est stockage de l’information à long terme.

Mais parfois, il y a un grain dans l’engrenage et nos fonctions cérébrales sont affectées : lors de la survenue d’un AVC, un accident vasculaire cérébral, une ou plusieurs zones du cerveau sont affectées et la motricité ou la mémoire en prennent un coup. Cela peut aussi se présenter lors d’un traumatisme crânien ou dans le cas la maladie de Parkinson.
Autre maladie hélas bien connue et sans traitement actuellement, la maladie d’Alzheimer : elle a été découverte il y a plus d’un siècle par Aloïs Alzheimer, qui a constaté chez ses malades une disparition progressive des neurones qui s’accompagne d’une perte d’autonomie. Notre gentil organisateur, l’hippocampe, est le premier touché et c’est la raison pour laquelle la perte de mémoire est le premier symptôme de cette maladie, avant la perte du langage, des gestes, de la reconnaissance…