[CRÉATION SONORE] Données : sous les cartes des géomaticiens

Activer son GPS pour aller dîner chez un ami, ajouter un rendez-vous à son agenda en ligne, laisser Facebook récupérer nos données de géolocalisation… Sont autant de pratiques qui fournissent nos informations à différents organismes.

Leur récupération n’est pas toujours mal intentionnée. Les villes s’en servent pour améliorer la fluidité sur leurs routes, les chercheurs l’analysent pour mieux comprendre les comportements humains, et bien sûr GAFA et autres géants du net les revendent pour mieux cibler les publicités.

Derrière ces nouvelles pratiques, une discipline : la géomatique. Le métier de géomaticien existe en fait depuis plus de 20 ans. La pratique a un temps consisté à l’analyse de cartes. Depuis l’avènement du big data, ces développeurs géographes ont sous leurs doigts une quantité insoupçonnée de ressources, d’informations.

Nous avons rencontré trois professionnels de la donnée géolocalisée. Chacun y a ses intérêts : Charles Millet développe, entre autre, un projet de cartographie du monde libre, Jacques Priol tente de convaincre les collectivités territoriales de s’emparer de ces informations avant que les GAFA ne les monétisent, Fabien Pfaender les manipule pour étudier les comportements spatiaux.

Une réalisation de Cathy Dogon, Agathe Petit et Victor Lucas.

Ils se sont laissés écouter

  • Charles Millet, géomaticien à Carto’Cité, notamment pour le projet Open Street Map,
  • Jacques Priol, ancien directeur de cabinets dans des collectivités territoriales et auteur du livre La big data des territoires. Rencontre dans le cadre de la clôture de la Chaire Environnements Connectés, le mardi 6 février à Nantes,
  • Fabien Pfaender, enseignant chercheur contractuel du laboratoire Complexcity à l’Université de Technologie Sino-Européenne de l’Université de Shanghai. Rencontre dans le cadre de la Chaire Environnements Connectés, le mardi 6 février à Nantes.

La création sonore, un nouveau format

Qu’est ce que la radio, sans le son ? Le Labo des savoirs a décidé d’intégrer des bruitages dans ses créations. Tous les mois, retrouvez un portrait de métier scientifique, tout en crépitements, souffles et ambiances sonores.

Aussi éclairée qu’elle soit, la recherche paraît parfois obscure, cachée dans son coin. Des spécialités insoupçonnées résident pourtant dans l’ombre. Le Labo des savoirs, podcast activateur de synapses, oriente une fois par mois ses micros en direction de ceux qui font le monde demain.