La mondialisation des plantes

L’histoire de l’orange c’est celle de l’ouverture du Monde aux échanges maritimes. Les Portugais qui reviennent de Chine ramènent avec eux l’orange douce. Elle remplace l’orange amère, venue de Perse et d’Arabie jusqu’en Sicile pendant les Croisades. L’orange douce se répand en Europe et part avec les Espagnols vers le Nouveau Monde. Aujourd’hui, plus de la moitié des oranges sont produites aux Amériques.

Entre les XVIe et XVIIe siècle, la totalité des plantes cultivées vont changer de continent. De l’Asie vers l’Afrique, de l’Afrique vers les Antilles, du Nouveau Monde à l’ensemble de la planète. Tomates, maïs, pommes de terre, haricots, fraises, avocats, arachides : les menus paraissent ternes sans les végétaux américains.

L’éditeur Michel Chandeigne revient sur cette mondialisation végétale dans une interview enregistrée après une conférence à l’Université de Nantes, à l’initiative du CRHIA, Centre de Recherche en Histoire Internationale Atlantique.

Crédits

Une interview de Guillaume Mézières.

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