La permaculture, agriculture permanente

En 1978, un écologue et un biologiste jettent les bases d’un nouveau système agricole : la permaculture. Et, comme toutes agricultures, celle-ci ne concerne pas que l’alimentation, c’est aussi un projet social.
David Holmgren dans un des tout premiers sites de permacultures à Central Victoria, en Australie.

Retour sur ce mouvement avec son co-fondateur : David Holmgren. Dans sa ferme de Melliodora, au centre de la Victoria en Australie, David Holmgren continue de développer les idées de la permaculture.

Concevoir ou plutôt designer, un rapport à la nature le plus durable possible en cultivant la terre de manière permanente. La permaculture laisse le plus d’espaces possible aux espèces sauvages, à la manière d’un jardin-forêt autonome.

Aujourd’hui, dans un contexte de crise des énergies fossiles et de recul sur l’utilisation agricole de la chimie de synthèse, comment penser la permaculture, cette pratique radicale, à l’extrémité du spectre de l’ensemble des systèmes agricoles ?

La permaculture se développe, peut-elle prétendre devenir une réponse globale ?

Crédits

Une interview de Guillaume Mézières.

Illustration : David récolte des pêches Cresthaven à Melliodora. Les 200 kg de fruits périssables consommés frais, vendus, mis en bouteille et séchés pour l’hiver montrent les rendements potentiels de nourriture sur de petits espaces. Le moment de la récolte et d’éclaircissage en amont, pour éviter les branches cassées et les fruits trop petits, étaient essentiels pour l’obtention de ce rendement .
Crédit photo : « David, Su & Oliver », DH Publicit