La supraconductivité, l’avenir en ligne de mire

Faire « léviter » un train ou déplacer des quantités immense d’énergie de manière beaucoup plus rapide, c’est possible grâce à la supraconductivité, un phénomène physique qui modifie les propriétés de certains matériaux à très basses températures.

Sur le stand du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), au festival de sciences fiction des Utopiales de Nantes, les curieux s’accumulent. Devant les exposants, un aimant semble léviter au dessus d’un nuage d’azote liquide. De l’autre côté de la table, c’est un carrément un petit train qui lévite le long d’un rail aimanté.

Selon les experts du CEA, tout ça est rendu possible grâce à un phénomène : la supraconductivité. Certains matériaux comme le plomb et le mercure, lorsqu’ils sont refroidis à très basses températures deviennent supraconducteurs. Leurs propriétés changent : ils n’opposent plus aucune résistance aux courants électrique et ils expulsent les champs magnétiques.
Les applications sont donc très nombreuses. On peut imaginer transporter beaucoup plus d’électricité en beaucoup moins de temps, faire léviter toutes sortes de choses et toutes applications qui découleraient de ces deux dernières.

La supraconductivité pas encore dans nos quotidiens

Seulement refroidir des matériaux à des températures aussi basses (- 135° minimum) est extrêmement coûteux et il est inenvisageable aujourd’hui d’imaginer une supraconductivité pour tous. La plupart de la recherche dans ce domaine se concentre donc pour trouver des matériaux qui deviennent supraconducteurs à des températures plus élevées. Le Graal étant de trouver un supraconducteur à température ambiante.

La supraconductivité reste très utile dans la recherche. On utilise la supraconductivité dans le domaine électrique et médical par exemple. L’accélérateur de particule de Genève utilise plusieurs milliers d’aimant supraconducteurs répartis sur  ses 27km de circonférence pour fonctionner. Au Japon un train utilise des matériaux supraconducteurs et a atteint en 2011 la vitesse de 581 km/h.

Christophe Marcenat, chercheur dans l’institut nanosciences et cryogénie au CEA de Grenoble nous explique ce phénomène et son potentiel pour l’avenir entre deux lévitations de petit train.

Pour aller plus loin

> Le site officiel détaillé

>Vous pouvez aussi jetez un œil à ce flash mob qui explique le principe de supraconductivité :

Illustration : Le petit train supraconducteur au stand du CEA de Grenoble pendant les Utopiales

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