L’animalerie aux 8 000 souris

Une réglementation stricte, des mesures sanitaires extrêmement précises, la vétérinaire Marie Liabeuf nous emmène dans l’une des 4 animaleries de recherche à Nantes.

Chaque jour, des dizaines de souris et de rats viennent alimenter l’animalerie de recherche qui en compte entre 7 et 8 000.
Le compte à rebours commence.

A l’entrée de l’animalerie, elles sortent des boites où elles étaient enfermées, isolées du monde extérieur, monde qu’elles ne reverront plus. Les souris rejoignent un sas pour éviter les contaminations avant d’être mises en cages.

« Les souris ne sont pas du simple matériel de labo »

Là, elles ont 5 jours pour s’acclimater. 5, c’est aussi le nombre de souris vivant par compartiment de la taille d’une feuille A4. Elles sont ensuite mises à disposition des chercheurs.

La réglementation est très stricte, et les chercheurs ne peuvent travailler sur les souris que dans des salles agréées par le ministère de la recherche. Marie Liabeuf, une vétérinaire de l’animalerie précise qu’un des devoirs des animaliers et vétérinaires est de prévenir certaines dérives chez les scientifiques. « Les souris ne sont pas du simple matériel de labo, ce sont aussi des animaux vivants. »

La souris est euthanasiée à la fin de l’expérience

L’objectif de l’équipe de l’animalerie est de fournir aux souris le confort nécessaire pour qu’elles ne soient pas trop stressées. Des souris moins stressées mènent à des résultats plus homogènes pendant les expériences.

La souris, elle, est euthanasiée à la fin de l’expérience. Sans ça, son espérance de vie est estimée à 2 ans maximums.

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