L’échange microbien

L’empire aztèque comptait probablement une quinzaine de millions d’habitants avant la conquête espagnole. En quelques décennies, 60 à 80% de cette population disparait. Ailleurs sur les continents américains, il est possible d’observer des cataclysmes démographiques similaires. Si les conquistadors sont bien les vecteurs, la cause de ce désastre ce sont les microbes et les bactéries.

Dans les circulations atlantiques qui s’installent aux du XVIe siècle, les micro-organismes n’ont aucun mal à prendre part au voyage. Le circuit est presque à sens unique. Les Européens ramènent la syphilis ou la maladie de Chagas, les Amérindiens subissent, eux, de plein fouet la variole, le choléra, la tuberculose, la grippe, la peste, la vérole, le paludisme.

Maladies inconnues au Nouveau Monde, ces virus et bactéries dévastent des populations presque sans défense. Pour comprendre l’effondrement des empires mésoaméricains et le déclin démographique des populations amérindiennes, il faut intégrer ces microbes dans le rapport d’enquête.

Crédits

Une chroniques de Camille Pollet.

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