L’engagisme : des esclaves aux coolies

Après la seconde abolition de l’esclavage, en 1848, les plantations des colonies françaises se vident progressivement. Pour répondre à la forte demande de main d’œuvre dont va dépendre l’avenir de l’économie sucrière, un système de travail particulier va se mettre en place : l’engagisme. Mais qu’est ce que « l’engagisme » ?

Un grand nombre d’indiens qui sont recrutés puis embarqués, sous contrat, à destination de la Réunion et des colonies antillaises, vers ce qu’on leur promet être un eldorado. Cette immigration a contribué au grand métissage de l’Ile de la Réunion avec de nombreuses empreintes de la culture indienne dans son paysage actuel mais l’histoire de l’engagisme et de ces engagés indiens, autrement appelés « coolies », reste méconnue et teintée de zones d’ombre.

Virginie Chaillou-Atroux, docteure en histoire contemporaine et spécialiste des migrations coloniales et particulièrement de l’engagisme indien et africain nous éclaire sur le sujet.

Crédits

Une interview de Barbara Chicotot.