Les Cowboys tropicaux

Dans le Kinshasa des années 50 (anciennement Léopoldville, capitale du Congo belge), des bandes de jeunes hommes vont trouver dans la figure du cowboy un idéal viril. Ces épigones congolais de Charlton Heston et de Gary Cooper ont trouvé un nom : les Bills, un hommage direct au grand Buffalo.

Alors que leurs « homologues » hexagonaux portaient fièrement le blouson noir, comment les jeunes hommes des quartiers de Léopoldville ont-ils trouvé leur identité à travers la dégaine et l’attirail du cowboy ?

Charles-Didier Gondola, professeur d’histoire à l’Université d’Indianapolis, se penche aujourd’hui sur cette production surprenante d’une virilité en crise : les « cowboys tropicaux« . Selon lui, c’est dans la perspective de l’humiliation coloniale et du déracinement qu’il faut comprendre cette quête identitaire qui emprunte les mythes du Far West américain.

Ressources

– Le culte du cowboy et les figures du masculin à Kinshasa dans les années 1950, Charles-Didier Gondola, Cahiers d’études africaines, n° 209-2010, 2013.

Une publication de Charles-Didier Gondola à retrouver sur Cairn.info.

Depara, Night & Day in Kinshasa, 1955-1965.

Une exposition photo organisée par la Revue Noire sur le travail du photographe Jean Depara qui a immortalisé Kinshasa-Léopoldville, ville parmi les plus folles et les plus créatrice d’Afrique.

– La Revue Noire : www.revuenoire.com

Crédits

Une interview de Geoffroy Botoyiye et Guillaume Mézières

Crédit Photo : Buck Jones, Tim McCoy and Raymond Hatton.