L’idéal technocratique

« Les technocrates sont une nouvelle race de feignants » disait l’humoriste Coluche, il y’a quelques années. Aujourd’hui, le technocrate – l’énarque, le technicien, souffre tout autant d’une image déplorable aux yeux de l’opinion publique.

Pourtant à l’origine, la technocratie – le pouvoir des savants, est une utopie politique. Autrement dit, le technocrate, fort de son expertise, est le seul en capacité à tenir les rênes d’un Etat, crise ou pas crise. Or, au fil des siècles, l’idée technocratique s’est effacée au profit de la notion de démocratie.

Une pratique largement mise à mal au sortir de la dernière grande guerre. Un prétexte pour les penseurs de la construction européenne qui voient la technocratie comme le seul moyen de ne pas retomber dans les travers de la démocratie, c’est-à-dire vers des gouvernements autoritaires, la discorde et la guerre.

Crédits

Une chronique de Saber Jendoubi.
Illustration : Bernard Blier, jouant le rôle d’un technocrate (banquier d’affaire) dans Le Président.