Le plaisir des femmes est-il compatible avec les valeurs de la République?

C’est là question que personne ne se pose en dehors des intellectuels parisiens. Heureusement, Professeur Max nous explique tout. Après un rapide rappel des luttes féministes, il nous explique l’origine purement biologique du clitoris, ce petit bouton qui fait du bien aux dames. Après tout y’a pas de mal à se faire du bien…

D’ailleurs cette chronique, et quelques techniques clitoridiennes, pourraient grandement nous faciliter la chose, à nous les hommes.

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Extrait du film « Les Valseuses » avec Sylvette Héry, Patrick Morin et Gérard Depardieu. C’était en 1973, la France était alors en pleine révolution sexuelle… Les femmes voulaient jouir ! Ça, il fallait s’y attendre, après la débâcle de Dunkerque, la chute de Dien Bien phu, 30 ans de vote, les femmes de France n’entendaient plus rester la dernière colonie française !

44 ans plus tard où en est-on du plaisir féminin ? Si les années 70 sentaient bon la libération sexuelle, aujourd’hui l’ambiance semble être à l’épuration, la preuve, les poils ont été tondus ! Des pubis féminins aux torses masculins ! Les sextoys ont depuis longtemps remplacé les robots ménagers dans le cœur de la femme moderne, au grand dam de la ville d’Alençon qui ne se remet pas de la fermeture de Moulinex…

Mais au fait, comment ça jouit une femme ? C’est la vraie question ! On patauge nous les mecs. On n’en sait pas plus depuis les valseuses sauf que depuis 1973, le sieur Marc Dorcel et ses intermittents du spectacle nous ont fichus bien des complexes.

Pourtant, dans cette affaire, mon petit doigt me dit que le clitoris serait bel et bien le meilleur allié de l’homme et de la femme dans la quête du plaisir féminin.

Le clitoris, cet être étrange venu d’ailleurs. Que veut-il ? d’où vient-il ? Tapis dans l’obscurité, intrigant depuis une dimension parallèle… Bon sang, on se croirait dans un livre d’horreur de Lovecraft !

Dédramatisons ! Que diable! Oui le clitoris, clito pour les intimes, est notre ami! C’est même la partie la plus « masculine » d’une vulve. En effet, ses tissus sont érectiles, il dispose d’un gland qui se redresse si on le titille, … Attention toutefois messieurs, le clitoris, c’est pas plus d’un centimètre, sinon cela voudrait dire que vous êtes tombés dans un piège…

Selon Charlotte Tourmente, psycho-sexologue écrivant pour le Huffington post, les femmes atteignent quasiment toutes l’orgasme en se masturbant. Un taux de réussite supérieur au bac, c’est dire. Gné…C’est où le clitoris? Je vois… Il est à la pointe septentrionale de la vulve, tu chauffes, tu brûles, gagné ! Bon sang, messieurs, la solution était là, sous notre nez, depuis le début et on ne le savait pas ! Vous êtes des millions à complexer sur la taille de votre pénis… alors qu’il suffit d’un peu d’huile de coude et En Avant Guinguamp !

Donc Freud est un con!

La connaissance du sexe féminin est très récente et sous-estimait le clitoris. Je voudrais aborder ce célèbre gynécologue allemand, Ernst Graphenberg, à qui l’on doit la découverte du fameux point G au début des années 30. Dommage car en 1933, les nazis se fichaient de l’orgasme féminin comme de l’an 40 ! Jusqu’en 1937, Graphenberg, qui était juif, compta parmi sa clientèle, de nombreuses épouses de hauts dignitaires nazis. Sachant que, chez l’antisémite lambda, les juifs sont partout, j’aurais voulu voir la tête de ces hauts fonctionnaires du IIIème reich , lorsqu’ils ont réalisé que le gynécologue de leur femme était juif… Je ne sais pas si les auditrices ressentiront le point G à l’écoute de ma chronique mais en tous cas elles auront le point Godwin.

D’un point de vue sociologique, vous vous doutez bien que les 3 grandes religions monothéistes n’ont pas jugé opportun d’axer leurs contenus sur ce sujet… En plus, il doit bien y avoir sur internet au moins un site complotiste pour établir un lien de similitude entre le clitoris au sommet de la vulve et l’œil au sommet de la pyramide, le symbole des francs-maçons ! Comme par hasard !!

Plus surprenant, le clitoris n’est toujours pas reconnu comme faisant partie des valeurs de la République… alors qu’il est de bon ton de nos jours d’ériger un godemiché gonflable place Vendôme (une des places les plus chics de Paris) ainsi qu’une statue en forme de vagin dans les jardins du Château de Versailles… Alors assiste-t-on à une clitophobie de la société française ? Que font les associations !? Hé bien une association féministe de Poitiers, « Les Ami.e.s des femmes de la libération » à eu l’idée d’ériger une sculpture de clitoris en métal, à l’université de Poitiers,  La bien nommée confrérie « les bitards », qui depuis 40 ans a érigé un phallus en béton dans cette même université, se réjouit de cette initiative citoyenne. Un choix de sculpture audacieux quand on sait qu’il n’y a rien de plus repoussant qu’un clitoris rouillé. Il parait que le niveau des universités françaises chute dans les classements internationaux. C’est à n’y rien comprendre…

On a parlé de l’aspect technique de l’orgasme féminin, je voudrais conclure par la partie spirituelle. Oui je suis convaincu que les femmes ont une âme et même des fantasmes ! En 1954 fut publié « Histoire d’Ô », ce chef d’œuvre de la littérature érotique et sadomasochiste raconte l’histoire d’une jeune femme qui, de son plein gré, accepte d’être l’esclave sexuel de son amant et d’être « prêtée » à ses amis pour des séances sadomasochistes. Pendant 40 ans personne ne sut qui se cacha derrière le pseudonyme de Pauline Réage. Le grand Albert Camus disait alors : « Seul un homme à pu écrire ce livre ». En 1994, 4 ans avant sa mort, l’auteure révéla sa véritable identité : Anne Cécile Desclos, une pionnière du journalisme féminin et première femme à avoir pesé dans le domaine de l’édition française. Cerise sur le gâteau, elle était de droite et catholique croyante…

Le jour où Christine Boutin écrira un livre sur ses fantasmes, ça sera quelque chose !