Retour de greffe

Jean Claude Goss a 68 ans, cela fait 13 ans qu’il vit avec le coeur d’un autre. Depuis qu’il a reçu sa greffe, il est devenu président d’une association de greffé.

Le 1er janvier 2002, Jean Claude Goss a un infarctus. Il arrive aux urgence mais on lui annonce qu’on ne peut pas le maintenir en vie de manière artificielle et qu’il faut envisager une greffe de cœur

8 heures d’opération

On l’inscrit sur liste d’attente pour avoir un organe. Lui n’a attendu que 7 jours avant de recevoir son nouveau cœur. Après 8h d’opération, place à la réanimation. 4 jours. Puis Jean-Claude Goss est déplacé en chambre stérile, le temps pour lui de se refaire une immunité suffisante.

De retour à la maison, Jean Claude Goss se retrouve avec un traitement à vie.  » Tous les matins, en prenant mes médicaments, j’ai bien conscience que j’ai quelque chose, là dans ma poitrine qui n’est pas à moi« . Jean Claude Goss est d’ailleurs extrêmement reconnaissant envers son donneur « et surtout sa famille, puisque c’est elle qui donne le verdict final pour savoir si on va donner ou non les organes« .

« 6 mois après la greffe, je faisais du bateau, j’allais à la chasse… »

Aujourd’hui, il milite pour le don d’organe dans l‘association nouvelle vie dont il est président. « En France, le don d’organe fait malheureusement défaut. Seulement un quart des personnes qui attendaient une greffe en 2013 en ont reçu« .

D’un point de vue personnel et physique, la greffe n’a pas du tout handicapé Jean Claude Goss. « Ce que j’apprécie le plus c’est simplement de pouvoir à nouveau faire ce que je faisait avant la greffe. J’ai été opéré en janvier. Au mois de juin je faisais du bateau, au mois de septembre j’allais à la pêche… Autrement dit j’ai retrouvé une vie normale. »

Jean Claude Goss a été interviewé par des lycéens de La Perverie à Nantes dans le cadre de l‘émission sur les greffes pour le passeport recherche. 

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