Sage-femme : la douceur pour un lien de confiance

Justine est une jeune sage-femme fraîchement diplômée du CHU de Nantes. Elle nous explique son métier et son expérience hospitalière.

Une chronique de Pierre Charrier 

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Un spermatozoïde, un ovocyte, une rencontre. Un œuf se forme et va descendre les trompes jusqu’à la cavité de l’utérus où s’opère un remodelage des tissus sanguins. Se forme alors le placenta, cette plateforme ou a lieux les échanges entre le bébé et sa mère. C’est comme ça que l’embryon puis le fœtus va être nourrit, lui permettant de grossir petit à petit et de distendre l’utérus et le ventre de la mère.

Même si l’idée générale est d’aider à mètre au monde, le travail de la sage femme est très large. Il y a par exemple les consultations en cours de grossesse. Régulièrement la sage femme vérifie comment évolue l’utérus, l’avancée des contractions, l’apparition de maladie(s) de grossesse.

Mais le travail ne s’arrête pas là et il y a maintenant toutes les compétences gynécologiques, depuis la contraception, le dépistage de maladies gynécologiques.

En salle de naissances il va y avoir la phase de travail, et c’est surtout dans l’accompagnement et le soutien que la sage femme va avoir un rôle important. Justine nous explique l’énergie que lui a demandé ces premiers accompagnements. Elle se retrouve parfois courbaturée les lendemains d’accouchement, souvent lorsque certaines femmes accouchent rapidement et que la douleur les prend de cours.

Ce que Justine préfère c’est d’aider les femmes à faire le dos rond pour que l’anesthésiste puisse faire la péridurale. L’aiguille toit passer entre les vertèbres et entre les contractions, le stress, la tension, la sage-femme doit alors rassurer. Pour ça, Justine utilise des câlins, un rapprochement physique important pour installer un lien de confiance.