Science et bêtise humaine : le bon, la brute et le… scientifique

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Un progrès technique n’engendre pas forcément un progrès moral »

affirmait Jean Jacques Rousseau, le grand philosophe des lumières qui nous éclaire depuis plus de deux siècles. Point de vue moralité, Rousseau s’y connaissait. Son traité de l’éducation préconisait une absence de répression contre les enfants et Rousseau prétendait ainsi expliquer aux gens comment bien éduquer leurs enfants, ce qui ne l’empêcha pas lui, d’abandonner ses 5 bambins bébés dans des hospices. Ah bah il est beau le grand humaniste !

Finalement, quelle est la différence entre un bon et un mauvais scientifique ? Le mauvais scientifique, il a une idée, il part dans ses délires ! alors là on les reconnaît tout de suite ! Alors que le bon scientifique, bon, il a une idée, il part dans ses délires, mais c’est un bon scientifique.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la science n’avance pas de manière logique et ordonnée.

Regardez ce couple mythique que fût Jules César et Cléopâtre à la tête de deux empires, deux grands peuples bâtisseurs experts en géométrie…Malgré leurs puissances ils n’ont jamais connu le bloc-notes et le stylo ! Pour écrire à cette époque, le papier n’existait pas, il fallait un marteau et un burin pour graver dans le marbre… C’est commode! Et encore je n’ose imaginer Jules César quand il devait aller aux toilettes… Peut-être utilisait-il de la pierre de Tuffeau, plus friable.

En France, par contre, on est balaise car on a su créer le bon vin 2000 ans avant l’eau potable ! Il faut bien avouer que les savants n’en restent pas moins des hommes et des femmes prisonniers des mentalités de leur époque et leurs caractères.

Heureusement, la Révolution française a été initiée par de grands scientifiques ! Marat le partisan de la violence aveugle, médecin et grand spécialiste oculaire…. Le Docteur Guillotin, député du tiers état, était un humaniste philanthrope ! Sans rire, rappelez vous le contexte de l’époque, selon votre rang social la peine était plus ou moins douloureuse. Avant la guillotine, c’était le supplice! Le condamné était décapité au sabre dans le meilleur des cas, où à la hache, ou écartelé, où brûlé, ou bouilli ou plus si affinités !

Guillotin conçu son engin afin d’offrir une mort rapide et sans douleurs. Selon la légende Louis XVI féru de techniques, aurait conseillé au Dr Guillotin la forme triangulaire de la Guillotine, plus efficace ! Enfin on connaît tous le chimiste Lavoisier et sa célèbre formule, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». On connaît moins la citation de son bourreau : « tu l’as dis bouffi », car Lavoisier perdit la vie pendant la révolution puisqu’il la gagnait sa vie en travaillant dans les impôts…

Le XXème siècle apparaît comme un best of du match bétise humaine contre la science. La science a connu de grands coups d’accélérateurs suivis de grands coups de freins à main. Ce fut la « tuninguisation » de la science ! Il débuta dans une atmosphère de confiance totale en la science, on prétendait construire des navires insubmersibles… Le Titanic ne fit même pas un aller simple… Qui a coulé le Titanic ? Iceberg ! Encore un juif… pensait-on à l’époque.

Puis c’est 14-18, un blockbuster comme on dit maintenant ! la Iere guerre moderne. La technologie au service de la barbarie, on inventa les chars, les sous-marins, on a perfectionné les cuirassés, les avions qui ont eu des mitrailleuses synchronisées aux hélices pour pouvoir tirer manuellement de face sans détruire les hélices, TACATACATAC les bombes furent de plus en plus puissantes, Boum! On utilisa pour la première fois le gaz comme arme ! (L’Allemagne évidemment…) Le casting était mondial, 9 millions de morts. Faut reconnaître que lorsque l’Allemagne nous déclarait la guerre, on en avait pour notre argent ! Sons et lumières, nuits et brouillards, la totale…

En 1918 Dame Nature avec la grippe espagnole et ses 30 millions de morts nous rappela qu’il restait beaucoup de travail à la science des hommes en matière de destruction et donc de bêtises.

L’entre deux-guerres, c’est Sigmund Freud le « grand tartuffologue » qui s’est planté sur tout, il préconisait la cocaïne à ses patients pour les aider à se détendre, puis il affirma que le clitoris n’avait aucun rôle à jouer dans le plaisir féminin. D’ailleurs il était misogyne, il ne s’occupait jamais des gens pauvres car vénal… Puis il s’est barré finir sa vie dans une luxueuse demeure à Londres, refusant alors qu’il le pouvait, d’emmener ses 4 frangines qui moururent déportées. Même sa sœur préférée Adolphina. Et c’est à cause de ce mec là qu’on culpabilise depuis 100 ans des millions d’hommes au sujet de leur maman !

C’est alors que surgit le gentil Docteur Graphenberg, en 1928 « Bonchour, Che fiens d’infenter le 1er moyen de contrazeption, das stérilet, gut! Chai aussi troufer l’origine du plaisir des femmes cha fou intéresse? » Hélas en 1933 les nazis se moquaient de la contraception et du plaisir des femmes comme de l’an 40.

Eux leur kiff c’était Verner Von Braun, l’inventeur du premier moteur à réaction, le père de la fusée. L’homme qui a réduit les distances entre les cultures ! Pas d’amalagame, Von Braun bien que membre d’honneur des SS, n’était pas nazi. Il était pire, un opportuniste sans foi ni loi. D’ailleurs lorsque l’armée américaine le trouva avant les Russes en 1945, il devint chef de la NASA après avoir été chef de l’aéronautique nazi. Il ira jusqu’à organiser des programmes télé avec Walt Disney pour éduquer les jeunes américains. Oh que c’est émouvant ! Finalement, c’est un peu grâce à l’antisémitisme que les nazis ont perdu la guerre. Sans l’antisémitisme, les parents du petit Oppenheimer, l’inventeur de la bombe atomique, n’auraient jamais fui l’Allemagne pour les USA. On aurait été bien embêté.

Quant aux médecins SS, ils tentèrent maladroitement d’expliquer au procès de Nuremberg qu’ils étaient les premiers à ne pas avoir utilisé les animaux comme cobayes dans leurs expériences. Une démarche écologiste encore incomprise de nos jours.

Puis vint l’ère du nucléaire ! Ce fut grandiose ! mais je n’ai plus de temps pour en parler.

On pensait que la science allait faire reculer la bêtise, elle l’a stimulée.

Une chronique de Professeur Max