Un ordinateur vieux de 2.000 ans ?

Le premier calculateur analogique, ancêtre de l’ordinateur, est grec. Et il a 2.000 ans. C’est la machine d’Anticythère.

En 1901, une épave sort de l’eau. C’est l’épave d’un navire grec échoué 2.000 ans plus tôt, en -50 avant J.C au large de l’île d’Anticythère.
Le monde scientifique se réjouit de cette découverte. L’épave renferme de nombreux trésors : objets, statues, et mobilier de la Grèce antique.

Parmi ces objets, il y a un débris qui ressemble au fossile rouillé d’une machine très ancienne. On peut y voir des morceaux de roues crantées, l’indice d’un mécanisme d’engrenage. Mais, lors de la découverte, personne ne sait à quoi elle sert.

Une machine si complexe qu’elle pourrait être du XXe

Il faut attendre les années 50 pour qu’on commence à comprendre le fonctionnement de cette machine. La machine d’Anticythère est passée aux rayons X pour en comprendre le mécanisme. Certains chercheurs décident même de la reproduire tel qu’elle aurait pu être il y a 2.000 ans. Ce qu’ils découvrent est impressionnant : la machine, de la taille d’une boîte à chaussure est si complexe qu’elle pourrait être du XXe siècle.

La machine d’Anticythère prévoit les cycles solaires et les éclipses

La machine d’Anticythère indique les changements de position des planètes du Soleil et de la Lune. On tourne un bouton pour régler les jours et les mois, puis, un assemblage actionne une série de bras représentants le Soleil la Lune et les planètes. On peut donc déterminer chaque jour la position des planètes mais aussi choisir une date précise pour en connaître la position des astres. De l’autre côté de la machine, deux cadrans permettent de déterminer les cycles solaires et les éclipses lunaires.

Il s’agit du premier calculateur analogique de l’Histoire, ancêtre de l’ordinateur. Sa découverte a remis profondément en question les scientifiques sur ce qu’ils pensaient savoir de l’avancement des technologies dans l’Antiquité et la machine d’Anticythère reste très mystérieuse pour eux.. Qui a pu créer un tel mécanisme ? Ou celui ci a-t-il été créé ? Et surtout, comment est-il possible d’avoir minimisé à ce point les savoirs grecs ?

L’exposition « Antikythera », à Athènes

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