Vers l’autonomie alimentaire des métropoles

Quelle superficie serait nécessaire pour nourrir entièrement les 420 000 habitants de la métropole de Rennes ? Cette question a été posé comme un exercice à des étudiants en agronomie d’agrocampus ouest par la sociologue Catherine Darrot. Le jeu a bien pris et l’agglomération rennaise possède maintenant un solide scénario d’autonomie alimentaire.

Le projet Rennes, ville vivrière est à la croisée des chemins entre plusieurs questionnements. Les circuits courts de proximités (CCP) peuvent-ils nourrir efficacement toute une population ? Peut-on produire à partir des trames vertes, jardins et potagers qui parsèment les grandes villes ? Comment imaginer la transition du monde agricole dans un contexte de crise économique et énergétique ?

En deux ans de travail, les étudiant-es de Catherine Darrot ont construit deux scénarios. Le premier dit « tendanciel » n’intègre pas de changement radical dans l’organisation socio-économique, c’est un scénario « Business as usual« . Le second est plus ambitieux et considère de véritables changements de production et de consommation alimentaire. Dans les deux cas, il aura fallu repenser l’approvisionnement, la logistique, l’économie agricole, l’utilisation du foncier.

Dans cette interview, Catherine Darrot revient sur les objectifs du projet Rennes ville vivrière, sur ses résultats et ses suites. Cet exercice de prospective fait des émules, d’autres villes réfléchissent aujourd’hui à leur autonomie alimentaire.

A lire : une présentation de Rennes ville vivrière.

Crédits

Une interview de Guillaume Mézières.

Crédit photo : Veni Verdi.