Alzheimer : la mémoire enfouie ou effacée ?

Sa découverte ne remonte qu’au début du siècle dernier. Alois Alzheimer psychiatre, neurologue et neuropathologiste allemand travaillait à l’hôpital de Francfort en 1906 lorsqu’il a pu autopsier le cerveau d’une patiente qu’il avait suivie de son vivant. Auguste Deter était entrée pour démence, mais souffrait en fait d’une atrophie du cerveau, des hippocampes plus précisément. D’autres médecins constateront les résultats d’Alois Alzheimer par la suite. 

Depuis, la recherche a bien évidemment progressé en la matière, mais les moyens préventifs ne sont toujours pas concluant. Seule une étude, sur des enfants pré-disposés génétiquement à la maladie, est actuellement en cours. Des médicaments « anti-Alzheimer » leur sont donnés, mais les résultats de ces recherches ne pourront être connus que lorsque ces enfants auront l’âge d’être atteint, au delà de leur 50 ans.

En attendant, la communauté scientifique préconise de manger du poisson gras, de se tenir en bonne forme cardio-vasculaire. Les effets des perturbateurs endocriniens sur le cerveau ne sont, eux, pas encore confirmés.

Il ne reste plus que les soins, mais là non plus, les traitements ne sont pas concluants. Alors certains, en plus des médicaments, proposent d’entraîner la mémoire, notamment avec la musicothérapie. Parce qu’avec la musique tous les mots sont plus doux ! Les symptômes s’atténuent le temps de la chanson, mais cette pratique ne soigne pas encore les troubles du comportement, difficultés à communiquer, à se concentrer, à se déplacer, désorientation spatio-temporelle, négligence concernant l’hygiène corporelle…

Le Labo se lit aussi sur les réseaux ! Tous les mercredis, à 19h, retrouvez le thread de l’émission :

Invitée

  • Claire Boutoleau-Bretonnière, neurologue au Centre Mémoire Ressources et Recherche du CHU de Nantes, 

Crédits et Musiques

Une émission préparée et animée par Agathe Petit avec Jérémy Freixas, Solenne Lhéritier et Dounia Saez