Circuits courts, circuits proches

Peut-on considérer qu’un aliment est une marchandise comme les autres ? En regard du droit de la concurrence, à l’évidence, oui et les paysans en souffrent. Alors, que faire ? Augmenter la productivité des exploitations en réduisant les coûts de productions ? Des exploitations plus grandes et moins de paysans, de nouvelles technologies de production qui nécessitent de gros investissements, davantage de spécialisation et donc de territoires qui concentrent la production d’une filière.

L’alternative serait une autre stratégie : celle de changer les règles, où de les adapter en favorisant un autre modèle agricole, basé sur la proximité avec les consommateurs. Favoriser les circuits proches et les agriculteurs locaux et favoriser les circuits courts et les liens directs entre mangeur et producteur. Une alternative à l’étude par les pouvoirs publics puisque le développement des circuits courts et des circuits proches font partie des objectifs de la loi d’avenir sur l’agriculture. Mais si le droit ne change pas, il est difficile d’aider ces autres modèles.

Le Labo des savoirs vous propose une émission juridico-agricole dans laquelle il est question de systèmes alimentaires territorialisés. Derrière une courgette ou un jambon, il y des relations sociales, des emplois, un rapport à la terre ou à la gastronomie, des moments d’échanges au marché ou à table : l’agriculture c’est un territoire.

Invités

InvitésPierre-Étienne Bouillot, maître de conférences en droit de la sécurité sanitaire et alimentaire à AgroParisTech.

Sarah Turbeaux, ingénieure d’étude pour le programme de recherche en droit alimentaire LASCAUX.

Crédits

Une émission animée par Sophie Appenzeller et Guillaume Mézières, avec la participation de Claire Douette, Valérie Fourgassié, Cyprien Messin et de Claire Sizorn à la technique.