Des souris et des sciences

Pour tester un médicament, pour évaluer les risques d’un produit chimique ou d’une nouvelle thérapie, pour mesurer l’anxiété ou l’addiction, la recherche repose sur les modèles animaux. C’est l’étape systématique avant le passage chez le dernier cobaye, l’homme.

Dans les laboratoires, on manipule une très grande diversité de modèles. De la mouche drosophile au poisson-zèbre en passant par les lapins ou les macaques. Cette diversité est trompeuse. En 2008, 77% des animaux utilisés en laboratoires étaient des rongeurs.

L’utilisation de la souris comme couteau-suisse biologique est remise en question, y compris par les scientifiques eux-mêmes.

Dans un grand dossier publié sur le magazine Slate en novembre 2011, le journaliste scientifique américain Daniel Engber pose de graves questions : la mauvaise santé des souris de labo peut-elle fausser les résultats des recherches ?  Ce qui ne marche pas chez la souris peut-il marcher chez l’homme ?

Les souris sont-elles devenues une sorte de monoculture de la recherche médicale, une habitude qui freinerait les avancées de la recherche ?

Invité

IgnacioAnegonIgnacio Anegon, directeur du Centre de recherche en Transplantation et Immunologie.

Crédits

Une émission animée par Baptiste Ameline, Valentin Le Guen et Guillaume Mézières. Avec la participation de Mathilde Robert et Claire Sizorn.