Face au risque de fermeture industrielle : l’émergence d’actions collectives

À partir d’une enquête auprès de six filiales de multinationales, la thèse de Matéo Sorin liste l’étendue de la palette d’actions utilisée et le rôle central d’acteurs non syndicaux. Ces initiatives, avec ou sans adversaire, sont portées par des individu·es qui défendent en premier lieu la cause de l’activité. Comment émergent ces comportements de défense et de préservation ?

Ce combat paraît d’autant plus délicat lorsqu’il est la conséquence d’une décision prise au sein d’une groupe multinational. Comment réagir quand les patrons et les patronnes sont à des milliers de kilomètres et paraissent uniquement décidé.es par des motifs financiers ? Les actions mises en places prennent-elles obligatoirement la couleur d’une lutte contre les pratiques grises des multinationales ? Quelles sont les marges de manœuvre utilisées par les salarié.es pour tenter de reprendre en main leur destin ?

Pour évoquer ces questions, nous recevons aujourd’hui Matéo Sorin, docteur en sociologie, après une thèse au CENS, le Centre nantais de sociologie et enseignant-chercheur à l’école d’ingénieur ISEN Yncréa Ouest.


Une émission animée par Jérémy Freixas, avec des chroniques de Paul Pascal et Agathe Petit. Réalisée par Dounia Saez.