L’Échange colombien

Le 12 octobre 1492, l’expédition menée par Christophe Colomb atteint les Antilles et ouvre une page nouvelle dans l’histoire mondiale. Tout au long du XVe siècle les continents américains sont mis relation avec le reste du globe, Les Portugais ouvrent les routes de l’Asie ; les Espagnols s’approprient les richesses du Nouveau Monde. Dans les cales de leurs navires circulent les hommes, les bêtes, les plantes et les microbes.

L’échange colombien est l’un des plus grands échanges biologiques de l’histoire. En un siècle, toutes les plantes cultivées changent de continent. L’orange passe de la Chine à l’Europe, puis à la Californie ; la pomme de terre et la tomate s’exportent avec le succès qu’on leur connait. Cette première mondialisation bouleverse les cultures et les paysages. Jamais les espèces n’avaient circulé à une telle vitesse.

Ce grand échange, l’historien américain Alfred Crosby l’a nommé Échange Colombien dans un livre éponyme paru en 1972. Dans ce travail de recherche, l’écologie, la botanique, la microbiologie accompagnent les sciences humaines et sociales. Ce livre est une étape important dans la construction de l’histoire environnementale, cette histoire qui laisse une place légitime à des acteurs majeurs de l’Histoire comme les végétaux, les microbes ou le climat.

Invités

Cécile Brun, maître de conférences en Écologie végétale, Botanique et Paléoécologie à l’Université de Nantes. Chercheuse au Laboratoire Lara-Polen.

Claude Guintard, maître de conférences à l’École nationale vétérinaire de Nantes et docteur ès sciences du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

Clément Thibaud, maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’Université de Nantes, chercheur au CRHIA.

Crédits

Une émission animée par Guillaume Mézières avec la participation de Cyprien Messin, Camille Pollet et Claire Sizorn.