L’Héritage grec

Comment placer la Grèce antique dans l’histoire des sciences ? Le monde grec est considéré comme le berceau de la démocratie, de la philosophie occidentale, des arts. En matière de sciences, la postérité est tout aussi belle, un passage au collège suffit à graver les noms de Pythagore, Euclide et Thalès dans les esprits ; les médecins continuent de jurer fidélité au serment d’Hippocrate. Quant à la recherche scientifique elle-même, n’a-t-elle pas pour racine la question posée par Aristote, « dia ti » : « pourquoi » ?

Le plus loin possible de l’idée d’un miracle grec, idée d’une floraison inédite et prodigieuse de l’intelligence humaine sur les rives de la mer Égée, il faut mettre la Grèce antique dans sa propre généalogie. Les Grecs héritaient eux-mêmes de l’Égypte puis, à partir des conquêtes d’Alexandre (320 av JC), de l’Orient lointain. Cet héritage grec dans les sciences modernes s’est construit sur un temps long, presque 1.000 ans, et à travers un vaste territoire, de la Sicile à l’Égypte. La « science » grecque n’est pas sortie de la cuisse de Jupiter.

Invités

LeBlayBoucardFrédéric Le Blay, maître de conférences en Langue et littératures latines à l’Université de Nantes. Spécialiste de l’histoire de la médecine.

Jenny Boucard, maître de conférences en Histoire des Sciences au Centre François Viète de l’Université de Nantes.

Crédits

Une émission animée par Émilie Bosc et Guillaume Mézières, avec la participation de Cyprien Messin, Thomas Préveraud et Claire Sizorn.