Pénuries métalliques

En 2015, nous utilisons quelques 60 éléments métalliques différents contre une vingtaine dans les années 70. Dans les éoliennes, on trouve des aimants avec des alliages de néodyme. Dans les téléphones de dernière générations, s’accumulent une dizaine de métaux rares. Nous sommes bien sorti de l’âge du fer, nous n’avons évidemment pas renoncé à la métallurgie.

Une question se pose : il y a suffisamment de métaux sur Terre pour satisfaire les consommations humaine pendant des millions d’années mais le coût d’extraction de ces métaux augmente. Les trouver est de plus en plus dur et de plus en plus cher, notamment en énergie…

Si les métaux sont rares, et le deviennent davantage, les solutions technologiques aux problèmes de l’humanité, solutions voraces, ne sont peut-être plus la panacée. Le XXIe siècle verra peut-être la fin du pétrole facilement accessible, verra-t-il la fin des mines d’antimoine, de germanium, de cadmium, ou même des mines de cuivre dont différents rapports estiment les réserves directement accessibles à une quarantaine d’années après 10,000 ans d’exploitation ?

Aux dérèglements climatiques, à la faiblesse de l’économie de croissance, faut-il ajouter la crise des métaux ?

Invité

BihouixPhilippe Bihouix, ingénieur centralien, spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique.

Auteur de L’Âge des low tech: vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, 2014).

Crédits

Une émission animée par Guillaume Mézières, avec la participation de Sophie Appenzeller et de Claire Sizorn à la technique.