Le Vélo à travers les âges

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Cet article est une retranscription de la chronique d’Étienne Babin, diffusée dans l’émission « Vélo : quelle révolution ! » diffusée le mercredi 11 juin 2025.


En 1815 : éruption du volcan Tambora en Indonésie, l’une des plus importante de l’histoire. 8 fois plus puissante que celle du Vésuve, 10 000 fois plus puissante que la bombe nucléaire d’Hiroshima. Les nuages de cendre se répandent dans le monde, empêchent les récoltes, provoquent les famines. On se résout à tuer des chevaux pour les manger. Seulement les chevaux, à l’époque, ils permettent de se déplacer. C’est dans ce contexte que l’on cherche une alternative.

La draisienne

Laufmaschine von Carl von Drais, 1820. Nachbau von 1986.

1817, en Allemagne, le Baron de Drais invente sa « Laufmachine », machine à courir, nommée en son honneur draisienne.

On est ici sur un engin tout de bois construit, pesant environ 25 kg, constitué de deux roues de même taille en ligne, pour la première fois de l’histoire. Mais pas encore de pédale. On avance directement en poussant avec ses pieds au sol, comme avec les petites voitures des enfants ; ou comme avec l’objet de leur premier pas vers le vélo, que l’on appelle encore aujourd’hui draisienne.

Le brevet de 1818 de ce premier ancêtre du vélo sera sous le nom de « vélocipède », qui donnera son appellation bien des années plus tard à notre ami à 2 roues non motorisées.

La draisiennne connaîtra malheureusement un succès mitigé et uniquement chez les plus aisés, jusqu’à ce que…

Une draisienne à pédale, la Michaudine

Au début des années 1860, le français Pierre Michaud décide d’ajouter à la draisienne des pédales sur la roue avant, afin de l’actionner sans plus poser ses petons au sol.

Cette draisienne à pédale sera nommée la Michaudine ! (Léger manque d’originalité dans le nom de ces véhicules je vous l’accorde.)

La Michaudine connait un grand succès à partir de 1867 avec la première exposition universelle !

Et malgré une bataille juridique pour l’exploitation de la marque, avec les frères Olivier qui l’ont rachetée, de nombreuses améliorations seront petit à petit apportées, diminution du poids, amélioration des roulements, premier ajout de la roue libre…

Le grand-bi

Mais en 1870, la guerre franco-allemande limite l’industrie française et les Anglais contre-attaque avec une nouvelle invention, le Grand-bi !

Pour gagner en vitesse, l’idée est d’agrandir très largement la roue avant afin que chaque coup de pédale entraîne un déplacement mécaniquement bien plus grand. Seule la roue avant est agrandie et la roue arrière diminue même en taille donnant une espèce de grand monocycle mais, avec une petite roue arrière. Et ça marche, enfin ça roule, mais de manière pour le moins instable. Il faut monter sur un marchepied pour atteindre le haut de l’engin tout en ayant déjà de la vitesse pour ne pas tomber. Problème inverse pour s’arrêter où il faut lentement ralentir pour descendre du véhicule avant l’arrêt complet. Et même une fois lancé de nombreuses chutes sont encore constatés. Bref, ça va vite, mais c’est vraiment casse-gueule.

La bicyclette ou « bicyclette de sécurité »

Heureusement, en 1884, le Britannique John Kemp Starley invente la « bicyclette de sécurité » avec 2 roues pas trop hautes et de la même taille pour, comme son nom l’indique, plus de sécurité. La perte de vitesse dû à la diminution de la taille de la roue avant est compensée par l’entraînement, cette fois de la roue arrière, à l’aide d’une chaîne, comme sur nos vélos modernes.

Le vélo moderne

Dans les années 1880 et 1890 l’Angleterre, la France notamment avec Peugeot et l’Allemagne se livrent une guerre commerciale sans merci (ni thank you, ni danke), pour la bicyclette maintenant produite en masse. Des centaines de brevets sont déposés et les pneus sont ajoutés d’abord avec Dunlop en 1888 puis avec Michelin et ses pneus facilement démontables en 1891. Petite anecdote d’ailleurs pour la promotion de ses pneus, Michelin a organisé une course en mettant plein de clous sur la route, afin de montrer l’intérêt du démontage facile, en cas de crevaison. Faisant exploser les ventes de la marque (exploser, vous l’avez ?).

A la fin du 19ème siècle, les bicyclettes ressemblent déjà à nos vélos modernes et deviennent les rennes des villes, avant que la voiture ne vienne prendre leur place sur le bitume. Mais ceci est une autre histoire (et une autre chronique).

Tant d’aventure pour atteindre maintenant, notre cher vélo qui du CO2 sauve la planète.

Qui file dans les villes comme le vent, et nous offre en campagne des balades enchanteresses.

Basé sur le documentaire de France Culture « La Vélo-Révolution : histoire d’un objet en pièces détachées ».

Etienne Babin

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